Released on February 23, 2024

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[Couplet 1]

J’écoute des bruits inconnus dans le silence

La lune est une pierre ronde est gigantesque

Je me fais petit dans le froid du grand air

Si c’était possible j’y resterais mille ans

Mais ce lieu n’est plus mon toit

Les oiseaux ont des plumes les chevreuils ont des poils

Désormais ma peau nue me condamne à dormir entre quatre murs de ciments

Premier soir de novembre, ici le vrai moi me ressemble

Ici le réel ressort, ici le miroir de l’eau montre un monde autre

Ici je parle à des monstres et des fantômes

De cette faune l’homme est absent, absorbé sont mes cinq sens

Je ne bouge plus comme un arbre, de peur de tuer l’animal en l’écrasant

J’entends des battements d’ailes, j’entends les poissons puis

L’plongeon du héron attaque mortel, allongé sous un vent frais

De mes pensées j’fais l’inventaire

Je suis un grand frère, fiston, un ami, un aimant

Et dans 10 ans je serais un trentenaire

Les doutes n’ont pas l’temps d’être

Genre, ah mais oui, ah mais non

Ah mais non, ah mais oui

Seul maître de mon avenir tandis que le monde s’amenuise

J’réecris l’histoire pour changer la devise

En tout cas la mienne

C’est peu en tout cas j’l’accepte

C’est l’jeu et les arbres acquiescent

Je sais qu’j’peux les voir brûler comme si j’étais la mèche

C’est ça où j’me jette à la mer

C’est ça où on s’jette à la mer gros


[Refrain]

J’abrite un enfant, que plus rien n’enchante

Nouvel adulte ne pense qu’à engendrer voit les choses en grand

Au fond la nature j’crois bien qu’il s’en branle

Ce s’ra pas sans danger

Ça me mange-dé faut qu’j’écrive j’me fait un sang d’encre x2


[Couplet 2]

J’suis un loup mais cervelle de mouton

À tout moment j’appuie sur le bouton

Tout va d’travers quand tu perds un boulon

Tu vas t’la mettre juste après ton boulot

Parce que ta vie c’est un putain d’rouleau

Autant s’enfouir devenir un sous-homme

À quoi bon puisqu’on est plus rien pour l’autre

Vouloir découvrir un humain nouveau

Gars j’me dis souvent qu’c’est la fin

On veut les bijoux d’Séraphin

On sait plus c’que c’est un frein

Donc on accélère pour le reste on verra bien

Changer d’bord galère, tout l’monde déborde

D’ailleurs j’suis bourré alors que l’verre est plein

Il était bon et généreux

Et ils veulent trouver un monde de même écrin

Et même l’écrire, c’est à dire quand j’y mets mes craintes

C’est comme un cri (c’est comme un cri)

En face d’un feu ça n’va jamais l’éteindre

Maintenant prend toi en maintenant

Pour l’instant j’ai moins peur que mon père

En même temps j’ai trente ans en moins

Il est bon j’sais quoi faire de mon texte

ZOS, tu peux voir le cran qu’y a en moi

J’peux tout ken j’en ai les moyens

J’m’en fous si tu crois pas en moi

Je sais qu’ils y croient les miens

Ensemble on fera la maille hein

Ensemble on s’fra la malle

Loin du diable et du malin, car


[Refrain]

J’abrite un enfant, que plus rien n’enchante

Nouvel adulte ne pense qu’à engendrer voit les choses en grand

Au fond la nature j’crois bien qu’il s’en branle

Ce s’ra pas sans danger

Ça me mange-dé faut qu’j’écrive j’me fait un sang d’encre x2