Released on January 1, 2012

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Voici venu le dernier acte, l'heure de l'accident

Et de la pire crise économique qu'ait connue l'Occident

Mais bon, depuis le temps que l'Amérique éternue

C'est pas vraiment comme si on vous avait pas prévenus...

Et il s'agit de se faire à l'idée d'une panique généralisée

Je vous parle d'un putain de cauchemar qui va se réaliser

D'un niveau de famine si haut que Marine

Le Pen vendra son père pour un kilo de farine

Et vaudrait mieux que vous ayez des guns sur vous

Quand l'économie va s'écrouler d'un seul coup

Ca va pas être rigolo, je te le dis, poto

Concours de biscoteaux, pas de petites photos

Je te donne quinze jours, et ils passeront si vite !

Avant que t'oublies tes cours d'éducation civique

Car les supermarchés se videront

Je te laisse deviner ce que tu feras quand ton gosse te tendra son biberon

Le Président vous dira sûrement : "Tout est sous contrôle."

Sous-entendu : "T'as faim mais ferme la bouche et joue ton rôle."

Parallèlement, t'entendras ton ventre gargouiller

Et ton banquier bafouiller : "Désolé, ça va douiller..."

Ca s'appelle l'inflation, et c'est pas vraiment la fête

Quand il te faut un billet de 500 pour t'acheter une baguette

Et si t'es pas malin, mec, au moins t'es honnête

Fais du troc avec tes voisins, ça sera l'occasion de les connaître !

A mon avis, tu resteras pas le cul sur le canapé

A attendre les bras croisés que la Mort vienne t'attraper

Pour un truc à grailler, tu vas te bagarrer

Mais bon, c'est pas gagné, si t'as pas de flingue eh ben t'es mal barré

Toi tu sais pas : y a rien de tel qu'une bonne disette

Pour insuffler la rage dans le coeur des gosses qui restent

Mais ceux qui sont pas sages, je serai leur croque-mitaine

J'aurai affûté ma hache et rechargé mon Glock 17

Elle va salement saigner du nez, ta démocratie

Et cette fois-ci, rien ne viendra stopper l'hémorragie

Les politiciens n'auront pas le même bide

Mais ça chiera quand leurs chiens de garde auront leurs gamelles vides

Viendra le temps des pillages, le sang sur les visages

Le chant des enfants affamés devant les grillages

Ce jour-là commencera le grand pèlerinage

De gens mélangés fuyant dans les villages

Les villes deviendront des enfers mais pour les déserter

Faudra passer par les banlieues, ces banlieues que vous détestez

Soit dit en passant, tu peux zapper la bagnole

Vu le taro du gasoil, faudra raffler la cagnotte

De toute façon, les routes seront impraticables

Dans tous les coins, ça mitraillera, y aura plein de barricades

Faudra fuir à pied, la nuit en longeant les murs

Ou faire des mathématiques en comptant ses morts

Les bons, les fêlés, tous, vont essayer

De se barrer à la cambrousse pire qu'à l'invention des congés payés

Ils seront déchaînés, je te dis pas le bordel

Quand ils vont déferler sur les champs comme des sauterelles

Comme d'hab, les agriculteurs passeront un sale quart d'heure

Parce que l'huile de coude, ça démarre pas le tracteur

Leurs assassins n'auront pas de plan B : c'est pas grave

Si ce n'est que personne n'aura idée de comment planter des patates !

Alors commencera le Grand Chaos

La France sans drapeau

Faudra défendre sa peau

Face aux gens trop morphales comme les anthropophages

Qui, entre autres, rajouteront des morceaux de jambe au potage

Et saliveront en me regardant comme si j'étais sumo

Mais au final, c'est moi qui leur farcirai des pruneaux

Moi le bouseux, moi le putain de provincial

Qui tiendra bien sa hache dans ses grosses mains sales

Laisse : j'écarte les yeux de ta race d'aveugles

Même les châteaux de Cartes Bleues se cassent la gueule