Inintitulé

By Triptik

On Anthologie

Released on April 2, 2002

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[Couplet 1: Black' Boul]

Prépare ta tenue d'camouflage, parce que la vie cane ou fâche

Soit tu marches ou crèves, soit tu canes ou flashes

Ici-bas, c'est la loi du plus fort, c'est clamse ou schlasse

Et pour t'autodétruire, tu dois choisir entre came ou flash

Ce que je sais, c'est qu'on ne perdra pas la face

On vendra pas nos fesses pour une retraite dorée à Palavas

Ici c'est pas Las Vegas, pas de strass, de palace

De poker, place à l'as

Parce qu'ici y a pas la place


[Dabaaz]

J'débarque dans l'arène, déjà quatre piges qu'on marque la scène

Hexagonale par les tracks que l'on sème

Le rap dans les veines, sous l'épiderme, idem

Fidèle à nous-mêmes, indemnes

On verra bien jusqu'où la barque nous mène

Nous-mêmes, soudainement devenus maîtres des rênes

Personne n'est maître des règles, on s'contente pas d'émettre des thèmes

Mon entreprise prend de l'envergure, ils ne font qu'exhiber leur tune

Je ne fume que de la verdure pour calmer mon amertume


[Black' Boul]

Tout, on oublie absolument tout

Tout, même l'élémentaire

Comme le feu, l'eau, l'air, et l'élément terre

Quand les ressources financières et alimentaires

S'assèchent à la suite d'événements réellement ternes

L'existence est en dents de scie

Il se peut qu'un événement te scie en un battement de cil (si si)

En termes très précis

L'horizon rétrécit

Les rêves se déprécient jusqu'à c'qu'on les enterre


[Dabaaz]

Moi, j'incarne le parfait cliché de l'artiste

Bancal, laxiste, d'après les stats, presque alarmistes

Dans mes finances, j'suis pire qu'anarchiste

C'est Byzance quand j'débite

La vie d'artiste c'est comme le hors-piste

Beaucoup d'obstacles, mais tellement d'espace

On est libre quand on part pour un live, ambiance aquarium dans le monospace

Le bédo j'tasse, quelques taffs, puis le passe à tout le staff

J'ai pas de boss qui m'écrase, j'ai choisi ma place


[Couplet 2: Black' Boul]

J'entends dire que le hip-hop devient hype

Ha, ha

À quand les vieux beaux en Viper et les vieilles peaux en VIP

Et les groupies qui braillent

Moi, si j'avais qu'ma zik j'dormirais sur la paille et j'aurais rien à grailler

Nous sommes à mille lieues

De l'influence néfaste, désastreuses

Des frasques des fastes du milieu

Parce qu'être parmi eux dévaste

La Terre est vaste et il y a mieux que d'être épié par mille yeux


[Dabaaz]

Respire, c'est pas l'confort qu'on privilégie

Expire, reste zen même quand sévit la vie

Intact, j'respecte les groupes qu'ont jamais brûlé d'étapes

Passant des caps un par un quand les affamés jactent

Dans ce satané rap, j'ai donné mes tripes, ma ratte et mon fric

Mais j'garde l'éthique jusqu'à c'que j'passe à la trappe

Avant qu'il ne soit trop tard, j'profite

Avant qu'mes poumons n's'atrophient car la vie passe trop vite


[Black' Boul]

Certains font

33 tours et puis s'en vont

Et puis s'enfoncent

Dans leur tête, dans des puits sans fond

Dans de puissantes crises de mégalomanie sans fondement

Et je ricane, pour foutre le feu sans jerrican

La culture hip-hop éclate comme du pop-corn

Les frères la souillent et je me sens pousser des cornes

C'est un pays d'aveugles où si t'as pas de pote borgne

Pour pousser les portes, repousser tes propres bornes


[Dabaaz]

Repousser tes propres limites, avant le spasme élimine

On n'compte pas les rimes

On trime quand d'autres courbent l'échine

Stop ! Le microphone me démange

Examine le potentiel et analyse le mélange

À base de jargon, d'argot, de hargne, regardez-nous faire

On parle d'art, quand cette flamme s'empare de nos cerveaux

Crachant nos vers dans l'atmosphère empestant la zeb

Tâchant de faire claquer l'affaire sans question d'oseille