A chaque fois

By Triptik

On TR-303

Released on January 1, 2003

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[Couplet 1 - Dabaaz]

Ne m'en veux pas si j'étais muet jusqu'à ce jour ou tout a basculé

Tu sais c'était par pure solidarité masculine

Je sais t'as rien vu venir, t'as rien voulu voir

Mais j'admets, il jouait bien son rôle ce salopard

Il t'avait dis que son père l'avait mis à la porte, qu'il squattait un pote

Qu'il cherchait un taf en attendant de percer dans le Hip Hop

Et toi naïve déjà tu cherches un appart tu rêves de vivre avec

Il t'a même dit qu'un jour il te passerait la bague

Son pote c’était moi, une ou deux fois il m’avait parlé de toi

Enfin j’crois, y'en a pas mal qui défilaient chez moi

Tu étais célibataire, il connaissait toutes les tasses-pé de la terre

Y’en avait toujours une ou deux pour faire l’affaire

Et lui t’a promis la lune, promis le môme

Après le premier album t’a demandé l’aumône

Tu l’as dépanné car tu l’aimes ton homme

Une belle somme pour régler ses enregistrements

Il prétendait être en studio justifiant ses désistements

Inversement vous roucouliez alors qu’on était censés bosser le son

J’avais des plans pour lui mais il a trop fait le con

Il aimait se faire la belle, tous les soirs différentes garces à l’hôtel

Il t’affirmait qu’il signerait sur je ne sais quel label

Beaucoup d’hommes sont les mêmes, disparaissent quand les soupçons s’éveillent

T’as pas de nouvelles, j'ai pas de remède et tu trouves pas le sommeil


[Refrain]

Ça fait un bail que tu traînes ta peine, tu t’en remettras

À chaque fois tu te persuaderas que c’est la dernière fois

T’inquiètes pas, tu sais comment les hommes sont

Y’aura toujours des carpes comme toi pour venir mordre à l’hameçon


[Couplet 2 - Black'Boul]

Chérie sache qu’un homme dont les hormones dorment est hors norme

La chasse reste ouverte car la pousse des cornes est hors mode

Or ton homme tu le veux chaste comme une énorme nonne

Mais c’est un tort tu rendras son esprit et son corps mort

Et si tu t’en cognes comme de ta politique de l’autruche

Tes espoirs éclateront comme des ballons de baudruche

Quand il plantera son dard dans la taille de guêpe d’une autre cruche

Sur fond de son mielleux dans une autre ruche

Tu auras le bourdon, embourbée dans le bourbon

La lumière devient l’ombre, dur en amour d’avoir tout bon

Et pas la peine de pleurer comme une madeleine

La seule zone sensible des hommes est en bas de l’aine

Le contraire c’est rare comme un steward qui a le mal de l’air

Rare comme un mariage qui jamais ne bat de l’aile

Le mâle humain est livré en pâture à sa propre nature

Sous sa ceinture sa testostérone sature

Entre gens civilisés, le monstre sommeille

Mais il remonte se réveille au signal de son entrejambe

Beaucoup de femmes croient au prince charmant sur son blanc destrier

Elles déchantent quand elles sentent son flanc sur leur blanc fessier

Cet inconnu au beau visage te paraît plutôt génial

Lui envisage au minimum un rapport bucco-génital

Le vice n’apparaît pas quand Eve se cambre auprès d’Adam

Il survient quand la sève démange le membre de Satan


[Refrain]

Ça fait un bail que tu traînes ta peine, tu t’en remettras

À chaque fois tu te persuaderas que c’est la dernière fois

T’inquiètes pas, tu sais comment les hommes sont

Y’aura toujours des carpes comme toi pour venir mordre à l’hameçon