[Couplet 1]

En quête d’un sens, d’une trajectoire, insensibles projectiles

Lancés à plein allure, malléables choses sans vie

Tout porte à croire que tout nous échappe, et que rien ici bas ne nous appartient vraiment

J’aimerais m’envoler, loin très loin, fais l’amour au sein d’espaces infinis

Où le plaisir simple et intense d’une partie de jambes en l’air ne serait que l’unique chose qui compte pour survivre


[Pré-Refrain 1]

Bercés par les météores, une pluie d’étoiles et de Perséides

Alors nos imperceptibles corps se détacheraient de tout ce qui les limite

De tout ce qui les entrave, de tout ce qui les punit


[Refrain]

Laissez-moi m’envoler, m’affranchir de ces chaînes

De nos corps étriqués, cette lamentable rengaine

Laissez moi m’étrangler, franchir ces rivières

La gravité me fait chier, je n’veux être que l’air


[Couplet 2]

Pense et pense, tu saisis, que la foi qui t’anime n’est qu’un fétiche, un mensonge

Que croire en sa présence obscurcie ton champ de vision

Alors je m’agrippe pour apprivoiser cette cadence trompeuse, une foulée instable, incertaine

Au croisement des gares et des aéroports, sur les bancs sales d’un terminal

Où s’enlacent des millions de visages, je m’étends


[Pré-Refrain 2]

Dans le ciel orageux de décembre les charters à la robe grise et dégoûtante

S’élancent vers l’horizon, le crépuscule porté par le vent, dévoile des nuages de rose et de blanc

Les oiseaux bleus aux ailes d’argent plongent et fondent vers l’océan


[Pont]

Parfois je rêve d’atteindre ces rivages, de me laisser emmener vers les lumières d’Orient


[Refrain]

Laissez moi m’envoler, m’affranchir de ces chaînes

De nos corps étriqués, cette lamentable rengaine

Laissez moi m’étrangler, franchir ces rivières

La gravité me fait chier, je n’veux être que l’air


[Outro]

Laissez moi m’envoler, m’affranchir de ces chaînes

De nos corps étriqués, cette lamentable rengaine

Laissez moi m’étrangler, franchir ces rivières

La gravité me fait chier, je n’veux être que l’air