Released on May 21, 2007

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[Couplet 1]

J’aimerais écrire le truc le plus vrai que j’ai jamais écrit

Beau, à la fois tendre, murmure et cri

Trouver les mots les plus justes, les plus forts

Des milliers de fois, j’y ai renoncé mesurant l’effort

Dans ma tête si souvent décliné

Pas facile car j’ai le cœur tellement déchiré

Ton absence, j’espère que tu sais ce que je ressens

Cette indicible partie de toi qu’il y a dans mon sang

Souvent je doute, perdu au croisement de tant de routes

Sous le poids des angoisses parfois je m’arc-boute

Sinon, il y a cette voix au fond de moi que j’écoute

Le fondement de ce qui m’aide à affronter ce que je redoute

Je t’aime

Tu m’as laissé tellement de choses, encore aujourd’hui tu sèmes

Des mots, des notes, des souvenirs, des bons, des autres, des sourires

Qui font que même si je soupire pour toujours, ça va me soutenir

Je soutire de mon essence de quoi trouver des sens

Me dépense, tu m’as laissé de quoi affûter mes défenses

Je tire mon chapeau pour ton passage sur cette terre

Salue l’artiste, l’homme, le père

Salue l’artiste, l’homme, le père

L’artiste, l’homme, le père


[Couplet 2]

Même si je dois me passer de nos conversations, nos étreintes

Tes conseils, nos déconnades, j'peux pas te confier mes craintes

Mes espoirs, te faire part de mes réflexions

Plus le droit de te voir, recevoir ton affection

C’est indirectement que Céline et tes petits enfants te connaîtront

Mais je suis sûr que tu seras dans l’atmosphère quand ils naîtront

Vois-tu que j’ai les épaules plus solides, que je me construis

Que je relève la tête, que des leçons de la vie je m’instruis

Crois-tu que je suis dans le bon ? Sais-tu quel lendemain

Pour ce morceau, ce disque, mon chemin ? Celui de mes contemporains ?

Soit, tu es tellement au-dessus de tout ça maintenant

C’était l’hiver dans mon cœur, maintenant je sens que c’est le printemps

Car en toi il y avait ce corps étranger mais aussi l’envie de se relever

À combien auras-tu permis d’au moins un peu s’élever ?

Même si beaucoup n’ont capté la beauté de ta vérité

Profonde et simple à la fois dont tu nous laisses héritier

Tant pis si le destin peut être d’une cruelle sévérité

Qu’on ricane mais qu’on ne doute pas de ma sincérité

Pendant que des clowns tristes et pantins masquent dans un triste bal

Certains s’abreuvent de ton leg, de ton œuvre comme d’une source vitale

Je ne sais pas pourquoi je fais ça mais je voulais dire publiquement

Qu’en 2002 nous a quitté quelqu’un d’épatant pudiquement

Tant pis si c’est mal perçu, que de poser soit hyper dur

Et que ça me perturbe tant que ton souvenir perdure

Je salue l’artiste, l’homme, le père

Je salue l’artiste, l’homme, le père

Je salue l’artiste, l’homme, le père

L’Artiste, l’Homme, le Père


[Outro]

C'est pas mon meilleur texte

J'ai jamais posé avec autant de difficultés

Mais j't'aime

Merci à toi et merci à maman pour tout

Tu me manques

Viens plus souvent m'rendre visite dans mes rêves

On se reverra