Elle s’est arrêtée dans son élan
Emprisonnée dans une étreinte glaciale
Lui s’exhibe avec son cache misère blanc
Fait pleurer le ciel de milliers de fractales
Alors nous plongerons dans l’antre du vide
Pour ne plus la voir, elle, et son teint livide
Aussi froid qu’un monochrome argentique
Pâle tel les miroirs de l'antarctique
Dans une omerta qui l’a rend sourde
Elle se rappelle du chant de la foudre
Il cachera ses formes et son épiderme
Nous l’oublierons et elle deviendra si terne
Comme une triste funambule piégée dans l’atmosphère
Ses jours deviendront secondes et ses nuits d’éternels ères
Elle court vers l’horizon
Rattraper le temps et les saisons
Sous la lumière vectrice
S’envole les solstices
Et quand il se croira à son apogée
Pensant qu’il peut encore la manipuler
La lueur la dénudera de ce manteau
Et elle s’élancera de nouveau au galop
L’hiver sera emporté sous un ciel azuré
C’est comme ça que la rivière s’est réveillée
Laissant son inertie pour vagabonder
Donnant à sa chaire toute son impétuosité
Elle court vers l’horizon
Pas besoin de son pardon
Elle court vers son destin
La force dans le creux de ses mains
Aussi libre que sauvage
Ses lignes font plier les nuages
Reine puissante et gracieuse
Dévore les barrières les plus monstrueuses
Torrent de vie, le ciel s’incline
Souveraine qui ne courbe jamais l’échine
Traverse nos monts d’un mouvement
Et valse avec nos océans
Elle court vers l’horizon
Rattraper le temps et les saisons
Sous la lumière vectrice
S’envole les solstices
Elle court vers l’horizon
Rattraper le temps et les saisons
Sous la lumière vectrice
S’envole les solstices
Elle court vers l’horizon