Icare

By Sparga

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Apprenti rappeur à mes heures perdues

Le bonheur un leurre où une imposture

J’voulais faire le bien mais le mal perdure

Que des cicatrices et des points de suture

Je l’idéalise mais y’a point d’futur on est à un point de rupture

Un discours alarmiste, qui a financé tous les salafistes ?

Refuse de légaliser le cannabis ?

Ils m’disent c’est ça les lois j’lеur dis c’est ça la vie

Mais si c’est ça lеs lois j’préfère être apatride

J’suis pas un camé moi, j’aime juste pas la tise

J’fume pour me calmer moi, c’est juste palliatif

Triste mélodie de nos espoirs déçus

Ouai quand l’espoir n’est plus le désespoir afflue

Ci-gît le cadavre de cet ange déchu ya tant de gens déçu quand on les compte même plus

On s’écoute plus parler on est bon qu’à gueuler se frapper dans la te-tê

Ils ne savent plus raper, ils sont bons qu’à gueuler, cracher et se clasher

J’rap les affres de mon temps, jeunesse déboussoléé

Veut toucher le sommet, s’est brûlée les ailes et s’est retrouvé esseulée

Du passé écœuré j’ai fumer trois zders j’me suis mis à rouler

De l’avenir apeuré j’ai regardé l’JT j’me suis mis à pleurer

Arrimé à la vie je me suis mis à rimer

C’ptaine de mon navire mon cœur a chaviré

Société délitée me rend geu-din me rend fou à lier

Dans cette société d’héritiés j’cherche mon chemin et des alliées

Mais j’vois des aliens de tous les côtés dans leur Porsche Cayenne

Et des aliénés tournicoter, Porte de la Chapelle

Ouai dis-moi quand est-ce qu’on nettoie l’ciel ?

Qu’on voit les étoiles ; ces étincelles

Ouai dis-moi pourquoi on a éteint l’ciel ?

Avec nos iPhones et nos lanternes, voir les étoiles c’est essentiel

Sans elles je me sens seul, le ciel me console

Une ribambelle de voyelles ? Une ribambelle de consonnes

Non non j’suis pas fier de l’ère dans laquelle on vit

Que des petits nantis dans ma belle famille

J’suis pas fier de l’être j‘préfère mes frères de lettres et ceux qui mandient

J’veux réussir ma vie comme Henry d’Balavoine

Et les d’mandeurs d’asile, ceux qui passent pas la douane

Très peu d’ennemis que des camarades

Des samples mélodiques ouai c’est ça ma came

J’veux la femme de Becam et son pied droit

Les ailes de Pégase s/o Icare

Donc j’m’acharne à la salle comme Basher-el-Assad sur les Syriens

La guerre sale n’a pas d’fin mate Yasser Arafat et les siens

Les massacres à Gaza et le peuple palestinien

J’voulais changer l’monde mais c’est peine perdu

J’voulais faire le bien mais les peines perdurent

Putain qu’j’ai peur que Le Pen n’perde plus

Qu’les même merdes perdurent, qu’les femen s’mettent nues

Ma mère m’a appris à respecter les femmes

Mais plus je connais les femmes plus j’respecte ma mère

Jamais appris à m’taire ni mettre un gnou à terre

Le nez dans tes affaires ? non j’ai autre chose à faire

J’ai mille choses à faire : une partie d’jambes en l’air

Manger un jambon beurre, mettre bleu de chauffe à terre et gilet jaune en l’air

Ils veulent faire de nous des legos en pièce, té-ma mon logo dans l’ciel

Ils se servent de vous comme de négros en laisse

Té-ma le potentiel des négros en liesse

Les planètes alignées je les regarde je médite

J’ai jamais salivé d’vant les vitrines des gal’ries

Jamais tapiner pour faire partie de l’élite

Tout c’que j’ai j’le mérite, j’veux la carrière de Médine

Et une médaille pour mes rimes

J’crache ma haine de l’Amérique puis j’aiguise mes canines

Une haine orange mécanique, anarchiste à la Mesrine

Quels s’ront mes futurs écarts ? Et mes futurs éclats ?

J’suis sur mes gardes mais j’suis sûr d’mes gars et dans l’futur j’m’égare

Quels s’ront mes futures histoires ? Faut-il fuir ri-Pas ?

Qu’est c’qui rend la vie noire ? Qu’est c’qui rend la vista ?

Faut-il se défoncer l’soir ? N’y a-t-il que des faux espoirs ?

Faut-il se défoncer l’soir ? N’y a-t-il que des faux espoirs ?

Sparga