Released on January 1, 2014

Thumbnail

[Couplet unique]

6 du mat', l'aube se lève et me sort d'ce rêve

Mais c'est bête, mais ma première pensée est d'm'allumer un cône de zeb

Ce moment d'flottement où la lumière engloutit la nuit

J'me demande encore comment on a pu naître dans tout l'bruit d'la ville

J'entends l'boulevard, la nuit d'ma veille est floue

Et ma tête vide matérialise ma matière grise dans l'trou noir

C'est pendant la nuit que tous nos doutes se créent

J'suis comme la terre : j'attends mon tour pour qu'un nouveau jour se lève

Mais c'est bête, y'a comme un doute dans lequel j'm'enfonce

J'recherche une vérité cachée dans une foule de mensonges

Nourrissant l'illusion d'avoir prié sans restriction

Ouais, cette illusion d'avoir pris les bonnes décisions

Tu sais, frère, si j'aime Marie Jeanne

C'est qu'elle m'fait oublier l'sale visage et l'maquillage de Marianne

Cette fille-là ouais qui m'raisonne dans mon art

Même si elle ne compte pas le tic tac qui résonne dans mon crâne

Enterré par c'te défonce

J'me suis dit que j'gagnerais p't-être le match si j'me laisse entraîner par le démon

Tous ces matins à m'dire qu'aujourd'hui j'me défoncerai, sans blague

Pendant qu'un ange passe, le démon reste

Et mes anges mentent sur ma dépendance à l'ivresse

Les temps changent mais ça m'enchante pas d'y être

Aujourd'hui est un nouveau jour, ouais

Mais bizarrement, il ressemble étrangement à hier

6 o'clock, voilà c'qu'indique la pendule

Une journée d'cours, une soirée d'défonce, rien d'bien inattendu

Cette heure où cette fameuse idée me trotte dans l'crâne

Cette idée d'être unique quand j'vois ce pote dans l'mal

6 o'clock, c'est l'heure où j'rentre de soirée

L'heure où j'prends ce papier, l'heure où j'tente de gratter

Mais au fond tu sais, dans nos routines on vit nos vies

Réveillés chaque matin par la même sonnerie inaudible

6 o'clock