Pasantes

By SevK

Released on September 22, 2023

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J’allais mon chemin cahoteux, jalonné de graviers et de jades

Glanant des bouts de rêves et des sentiments nomades

J’voulais prendre de la hauteur pour survoler les tornades

Esquiver les couperets, les écueils et les cascades

Une traversée en radeau, si unique et si banale

Jeté dans l’océan depuis mon enfantin canal

Rassasié dе déboires, mais affamé d’escapades

Encorе engourdi par l’ivresse de certaines de mes balades

J’ai perdu quelques batailles et j’en ai fait des sérénades

Dieu sait que ça m’a joué des tours, mais je réitères mes jérémiades

Avant que les souvenirs se taillent, je les grave pour mieux m’en rappeler

Comme les initiales qui sillonnent l’écorce des arbres

Mes ardeurs étaient saillantes, mes envies trop hasardeuses

Et ce besoin d’évasion m’a projeté dans les bras

De quelques sirènes attrayante, lézardant sur le sable

D’un golfe caribéen, me berçant dans ses vagues

Au retour de mes aventures, tous les fruits me semblaient fades

Le passé faisait abat-jour, laissant mon coeur de marbre

Puis les vents changèrent, et choisirent de m’être aimable

Que Dieu bénisse ce beau jour où j’ai rencontré ***

On se découvre dans l’ombre de nos histoires précédentes

Un projet imprécis dans le fond, mais on s’apprécie donc

On se contente de l’instant présent, furtif et indomptable

Loin des passions oppressantes et autres récits lambdas

En quête de tout, sauf de sel sur les pommettes

Engagés à ne pas l’être, on s’est promis de ne rien se promettre

La consigne était nette, pas de plan sur la comète

Ouais, j’ignorais sur quoi j’étais tombé pour être honnête

Une sagesse scolaire, une malice d’enfant

Un sang-froid polaire dans le creux d’un volcan

Un charme solaire, bourreau de mes tourments

Petit bout de femme, légère comme l’air et forte comme le vent

À ces interludes qu’on pense être des chansons

Aventures intermèdes qui nous servent d’étançon

Le temps d’un instant, on oublie les plaies qu’on panse, on -

Compense nos solitudes, pendant que nous dansons

Aux jeux interdits qui nous marquent d’un pinçon

Dont la beauté m’interpelle, en capturant mes tensions

Le temps d’une danse, t’as captivé mon attention

Je n’ai pas saisi ma chance, non, non…

Aucun de nous ne veut se priver de sa liberté à nos âges

Mais freiner nos spontanéités seraient un galvaudage

Alors on se laisse guider, par le mektoub et par l’audace

De notre complicité face aux vents défavorables

Ainsi a vu le jour notre jeu d’escamotage

Entre amitié et amour, dont on ne sera pas l’otage

Et sur la route que l’on parcoure, toutes mes trouilles s’échappent au large

Tandis qu’on vesqui les embrouilles et les échafaudages

L’arc-en-ciel efface l’orage, aussi fugace soit-il

Pour imbiber nos coeurs de ses couleurs volatiles

Et si c’était un mirage, je garde mes mots malhabiles

Entre les livrer ou les taire, mes désirs sont versatiles

Avancer sur un fil, moi je n’y voyais pas de problème

Je pensais que ce serait facile, puis j’ai appris à te connaître

Chaque entrevue passe trop vite pour notre entente irrationnelle

Et je réalise que l’on se prive peut-être d’une histoire passionnelle

Les yeux écarquillés, papillons dans l’abdomen

Sentiments éparpillés, vacillant dans l’atmosphère

C’est trop bête de gaspiller cette aiguillon que nous a offert -

Éros, Même si je perds pied et patience, ce sera de bonne guerre

Féroce envie d’arrêter de jouer, tenter notre chance

Provoquer nous mêmes notre moment pour un nouveau départ

Mais j’ai vue cette idée s’échouer sans savoir su t’en faire part

Quand tu m’as dit qu’un autre homme est entré dans la danse

À ces interludes qui deviendront des chansons

Epopées interlopes, n’exigeant pas de rançon

Le temps d’un instant on oublie les plaies qu’on pense - on

Compense nos solitudes, pendant que nous dansons

Aux jeux interdits qui nous marquent d’un pinçon

Dont la beauté m’interpelle en capturant mes tensions

Le temps d’une danse, t’as captivé mon attention

Je n’ai pas saisi ma chance, bébé…

Me voici au bout du fil, essayant de cacher mon amertume

Maudissant ce foutu deal, dont je me réjouissais naguère

Moi qui me pensais invincible dans ce jeu de funambules

J’ai chuté en un clin de cils, sans présage de crépuscule

Le destin est sarcastique et ses clins d’oeil se succèdent

Faut croire que les histoires caustiques m’inspirent plus que les succès

Était-ce un signe cosmique, pour me servir de leçon ?

J’sais pas mais quand une rose pique, ma plume en fait une chanson

Traquant les instants témoins de nos pas marchant conjointement

Leurs évocations surgissent en moi comme un désappointement

Subitement, mon coeur en émoi décuple ses battements

Des inclinations sous-jacentes se dévoilent seulement maintenant

Je revois notre alchimie reflétée dans les yeux des passants

Nos mains se tenant timidement devant cette pièce de Maupassant

Je revois tes cheveux au vent sur la roue de la Grand Place

Et le temps qui se suspend, chaque fois que l’on s’embrasse

Parfois je te pense en arpentant la capitale

Quand une fragrance me rappelle à ton parfum capiteux

Je me dis que c’est important de contempler chaque pétale

Afin que la fleur ne fane, et que le printemps ne capitule

J’aurais dû lire sur ta montre que le temps nous prend au cou, car -

Les camélias ne poussent pas en semant quelques bouts de bois

J’en garde une crampe au coeur, mais je refuse que l’on se fourvoie

T’aimerais qu’on reste amis, et je crois que je le tenterais presque pour toi

À ces interludes qu’on a changées en chansons

Parenthèses enchantées et romances sans prétention

Le temps d’un instant, on oublie les plaies qu’on pense

On compense nos solitudes pendant que nous dansons

Aux jeux interdits qui nous marquent d’un pinçon

Dont la beauté m’interpelle en capturant mes tensions

Le temps d’une danse, t’as captivé mon attention

Je n’ai pas saisi ma chance, bébé tu connais la chanson