Released on March 27, 2016

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[Couplet 1 : Joy Slam & Seven]

Souviens-toi ouais

Souviens-toi hier soir pendant tout le trajet en bus

Interminable

Le dos bien droit, t’as senti mon regard sur ta nuque

Je lis en toi, je suis dans chacun de tes doutes

Dans tes nuits froides, tes envies de voyages sans retour

J’peux ressentir les énergies que tu envoies

La fatigue, l’acide au creux de ton estomac

La tension monte quand la patience devient panique

Je suis l’ongle que tu ronges, la jambe que tu agites

Je suis là, assise, juste derrière toi

J’connais les secrets qui apaisent les brûlures et

Les réponses aux questions que tu n’as pas formulées

Sorcière qui fixe les timides avant de prendre la fuite

Te visite dans des rêves qui s’effacent bien trop vite

J’étais là assise, juste derrière toi mais toi t’écoutais ta musique

Et tu m’as vu, quittant le bus à travers la vitre froide

Trop tard encore une fois, allez mon grand regarde-moi

Je suis cette autre chance que tu ne saisiras pas non


[Couplet 2 : Seven]

Tiré de force du monde des merveilles, j’me lève

Une clope, un café noir, dehors des gosses poussent des cris

Je rêve de soleil mais j’ouvre la fenêtre et tout est gris

Saleté de froid, je veux éviter les calculs

J’ai pas d’thunes donc je nie la boite aux lettres

Pour esquiver les factures

Peut-être que demain tout sera un peu plus simple

En attendant faut que je bosse et les gens que j’aperçois sont tous aigris

J’vous explique : j’me sens délirer

Le schéma : métro, taff et dodo, j’vais m’en délivrer

Faut que je me change les idées, ouais j’suis bloqué, c’est absurde

Encore un matin où je déprime et c’est qu’une journée type

J’m’enferme dans ma bulle, un casque sur la tête

Puis je marche au pas avec des robots dans des armures de fer

On avance tous vers le même but mais quel est-il ?

La nécessité nous entraîne dans la brume

[Refrain : Joy Slam & Seven]

Si tu veux être le maitre, je dois créer l’exercice

Le peintre est le seul à inventer la perspective

Si tu souhaites renaître, à moi de pousser le premier cri

La crainte et la peur restent tes uniques ennemis

Si tu te veux guerrier, alors choisis ton art

Apprends à n’emprunter que les sentiers qui t’égarent

Si tu te rêves entier, aiguise encore tes armes

Ne retiens que les règles qui contiennent une variable


[Couplet 3 : Seven]

On s’imagine tous à l’autre bout du monde

Sur des terres neuves sans drapeaux

Mais le temps presse faut que je balance ma foutue montre

Et comment faire quand on guette l’heure de la pause ?

C’est nul pour un rêveur

J’veux vivre selon ma prose et pas la procédure

J’voudrais oser, devenir un résistant marquer mon existence

En faire tout un chef d’œuvre

Alors c’est décidé, j’plaque tout

Non je me résigne

J’avoue être impuissant ça rend dingue

Et loin d’être le dernier, je plains le suivant

Pff, quel jeu débile, on est tous des pantins qui se défilent

Et courent après la monnaie ça frise vite la folie

L’caprice, on vise les trophées, fini affolés

Vite, crise, victime de gros bonnets avides riches

Qui te disent de frôler l’arthrite juste pour leurs données statistiques

Putain, moi j’mets ça entre deux tranches de pains

Quelques salades pour étoffer le tout et la dose léthargique glisse

Pas besoin de réchauffer, on bouffe et avale sans se plaindre

La journée coule et résonne comme cette mélodie monotone

Dont je connais les étranges refrains

Ils parlent d’espoirs broyés qui auraient ployés sous le blues

On les a retrouvés noyés dans le chloroforme

Et j’suis censé accepter ça ? Non faudrait que je trace sans blague

Que je parte en barque moi qui n’aie même jamais fait d'auto-stop

J’partirais vivre mes rêves

Ouais peut-être que le bonheur qu’on nous vend est irréel

Et dans ma tête, j’ai pris mes distances

J’ai voulu migrer vers cette île déserte où l’hiver est inexistant

Loin, loin dans ma tête, loin des cycles qui se répètent