Released on March 31, 2017

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[Paroles de "Et toi ?"]


[Couplet 1]

Y a les chiffres, les lettres, le yin, le yang

Les livres, les théories de big, de bang

La peur, l'autre, elle, lui, nous

Y a les prévisions de gel à la mi-août

Y a le paradis, son contraire

Ceux qui respirent et ceux qui pompent l'air

Y a les "oui", les "non", les "prrt, les "hein-hein, je, euh, bon", les "chut"

Y a les rêves de nos parents

Y a tout ce que l'on sait puis tout c'qui nous arrange

Y a la tête, le cœur, le ventre

Mais y a aussi c'que l'on a entre les jambes

Y a, y a c'qu'on t'a dit qu'il valait mieux être

C'que tu peux, c'que tu veux, tous les "peut-être"

Il y a ces légendes qui se racontent et celles qui s'taisent, mais les héros silencieux aussi, ça compte


[Couplet 2]

Y a la conquête de l'espace, y a cette terre avec vue sur l'infini

Il y a les maîtres et les esclaves et les chaînes devenues invisibles

Il y a les philosophes en papier qui, sur le vent, font des théorèmes

D'autres qui agissent, luttent pour ce en quoi ils croient

Ces nouveaux Don Quichotte qui se tapent avec des éoliennes

Y a les excès d'pitié, l'expertise dans les extrêmes tristesses

Y a les guerres et les bêtes serviles pour qui s'exterminer n'est qu'un exercice

Y a les verres à moitié vides et les coupes trop pleines

Celles qui se vident, mais touchent aux terres

Ces bouteilles à la dérive qui goûtent l'eau de mer

Et ces êtres libres qui touchent au ciel


[Couplet 3]

Il y a ces gens mis en lumière, mais y a aussi des ombres qui brillent

Il y a des silences funèbres, mais y a aussi des silences qui crient

Il y a ces rois aux couronnes d'épines, il y a ceux aux couronnes diamantées

Mais vu comment le diable se déguise, à toi d'me dire, à ton avis, lequel des deux finira l'âme en paix ?

Y a l'temps qui passe, puis qui ralentit

Les écrans qui tyrannisent les cœurs et les cerveaux mal remplis

Certes, il y a le droit d's'enfuir, et c'est ce que la plupart font

Ils se cachent derrière des semblants d'occupations

Ceux qui s'enrichissent, à force, ils croient pouvoir tout acheter

Rêves, cœurs, l'âme sœur et même leur foutue lâcheté

Y a le bien, le mal, le saint, le Graal, le faux, le vrai, le digne d'être célébré

Les grains de sable qui enrayent cette machine à décérébrer

Y a les faux départs, fwit, les soi-disant arrivées

Y a les lignes droites et y a les : "Prêts ? Boom, partez !"

Y a la beauté d'l'art, les narines enfarinées

Y a les p'tites frappes et y a les vrais cr-cramés

Y a les orphelins qu'on abandonne aux enfers

Mais y a les prénoms qu'on donne aux cyclones et aux tempêtes

Il y a le futile, il y a les tonnes d'encre

Il y a le savoir utile et il y a le conditionnement


[Pont]

Toi, Toi

Hein ?

Toi, Toi


[Couplet 4]

Il y a le tic, le tac, les années filent

Le soleil qui se lèvera bientôt à l'ouest, paraît-il

Il y a la succession des prophètes

Y a ceux qui cherchent les signes et ceux qui attendent le coup d'baguette magique de la Fée Clochette

Il y a le règne du rien, il y a les Tours Jumelles

Il y a les êtres humains et les ressources humaines

Il y a les faits, et ça, personne peut les nier

Il y a les révolutionnaires, et y a les maîtres quenelliers

Il y a les pions, les reines, les rois, les fous

Les mondes, les cercles, les droites, les courbes

Les monstres, les "elle", les "moi", les "nous"

Mais toi, toi, je te vois pas, t'es où ?