Released on February 18, 2013

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[Paroles de "Douleurs Muettes"]


[Couplet 1]

Mes proches m'ont souvent fait ce reproche, de ne pas me confier assez

Ils voudraient gratter cette écorce et me faire fondre mes glaciers

Apercevoir ce qui se cache derrière ce regard sombre et distant

Ils savent que la façade masque une âme plombée d'épuisement

Je suis discret, je reste secret, je l'avoue

Mais peut-être ai-je mes raisons, de laisser peu parler ma bouche

Peut-être est-ce préférable qu'ils ne sachent jamais mes douleurs

Que dans ma tête le noir a pris le pas sur toutes les couleurs

Peut-être est-ce mieux qu'ils ne sachent rien

Ou peut-être ai-je une peur bleue qu'ils ne comprennent pas ce qui m'atteint

S'ils savaient le nombre de fois que j'n'ai fait que désirer la mort

Que je suis faible au fond de moi, je ne cesse de raviver la torche

Que je n'attends qu'un signe de Dieu

Je suis perdu ici-bas, je ne cesse de respirer le feu

Alors j'm'évade dans ma musique, masqué dans ma voiture

À regarder le ciel et l'implorer d'écarter ma brume


[Refrain]

Alors, je souffre et je me tais

À quoi ça sert que vous sachiez que sur mes routes, je me perds ?

J'en veux au monde de tout mon être parce qu'il a profané mes rêves

Ils reposent quasi tous en paix dans une Terre trop chargée de guerres

Oui, je souffre et je me tais

Mes douleurs resteront muettes

J'compte pas vous les confier, de peur que j'y perde mon être

Oui, je souffre et je me tais

Il arrive même que j'en pleure

Je m'en fous, j'sais que n'importe quel homme à bout de nerfs le fait


[Couplet 2]

J'n'ai aucune honte à vous avouer que j'sais pas où j'en suis

Que j'cherche à le cacher, mais qu'au fond de moi, j'suis un gars trop sensible

Que j'crains qu'cette vie ne pourra jamais me correspondre

Je ne suis âgé que de trente piges, regarde comment ma prose est sombre

Ça va d'jà mieux qu'il y a quelque temps, je me dis que c'est déjà ça

Mais je sais qu'à n'importe quel moment de ma vie, je risque le dérapage

Que je peux perdre le peu qu'il me reste en un simple coup d'vent

Que j'creuserai le mystère aussi longtemps que j'serai debout, non ?

Alors j'm'accroche, frère

Je joue le jeu de l'existence

J'accepte et je me prosterne, je n'opère que peu de résistance

C'est vrai, je ne sais pas trop ce qui m'attend

Je verrai bien, mais j'ai appris à ne pas compter sur la chance

Mes souffrances me serviront

Laissez-moi juste le temps de comprendre pourquoi elles frappent de plein fouet et que ça me brûle dans mon ventre ?

Pourquoi le mal ne m'a jamais quitté et qu'mes étoiles tombent ?

Derrière chacun de mes sourires, il y a mille peurs en toile de fond


[Refrain]

Ouais, je souffre et je me tais

À quoi ça sert que vous sachiez que sur mes routes, je me perds ?

Je me cherche, j'suis cerné, à mesure que passe le temps

Mais par fierté, je maquille mes blessures avec des taches d'encre

Je souffre et je me tais

Je l'avoue, sur mes routes, je me perds

Je le sais, ma bouche ne cesse de rester close

Mais je souffre et je me tais, ce sera mon dernier mot