Les Printemps

By Saez

On J’accuse

Released on March 29, 2010

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[Couplet 1]

Une maison, un jardin, Un pot d'fleurs, un p'tit copain

Un boulot qui sert à personne et puis des pilules pour ton chien

T'as vu c'qu'on a prévu pour toi ? Sûr t'auras tout le nécessaire

Un chemin qui va droit tracer pour la maison de retraite

Dans ma bagnole, dans le trafic faudrait oublier la panique

Paranoïa dans les cerveaux, paranoïa dans les métros

Paris toute nue sous les étoiles

Qui ressemble à rien qu'à se faire la malle

De l'autre côté de l'Atlantide

Histoire d'aller défier le vide

Funambule entre les grattes ciels, je défie les mirages

Les avions d'chasse et les soleils, l'accoutrement est l'apanage

Des sociétés sous-vides, des amours de supermarchés

Mais la meute est avide, du rien qu'on lui promet


[Refrain]

Est-ce que tu vois le printemps ?

Moi je ne vois rien venir

Dis moi, est-ce que tu l'entends

La grande dépression qui arrive ?


[Couplet 2]

J'vois des champignons sur la mer

Des araignées sur l'hémisphère

La lune est bleu et les surfeurs

Ont les trajectoires du bonheur

Bali, Paris on se ressemble

Pas vu, pas pris dans l'ambulance

Les filles ont les gueules de traversières

Étendez moi dans vos campagnes

Crucifiez l'être et le paraître

Dis où l'on va, toi, le sais-tu ?

Sûr, sur des océans perdus

Navigateur au gré des vents

Je marche nu sur les torrents

Les pirates ne me font pas peur

Depuis que je t'ai dans le cœur

Moi tu sais je vois des printemps à chaque môme qui crie la rage

A chaque bagnole qu'on brûle, à chaque mot tendre qu'on dit

A chaque idiot du village qui trouvera sa Marguerite

A chaque fois qu'un bout de pierre parvient à sortir de l'éclipse


[Refrain]

Est-ce que tu vois le printemps ?

Celui qui met nos terres au soleil

Dis moi, est-ce que tu l'entends ?

Du bourgeon, oui la fleur qui sommeille

Est-ce que tu vois le printemps ?

Celui qui fait couler les ruisseaux

Dans les flots des océans

Faut remettre les compteurs à zéro


[Pont]

Plus l'droit d'rouler à cinquante cinq

Plus l'droit d'fumer dans les cafés

Plus l'droit d'être bourrer à la rue

Plus l'droit de se balader tout nu

Plus l'droit de passer la frontière

Plus l'droit de boire dans les rivières

A chaque coin de rue un péage

A chaque merde son emballage

Plus l'droit de faire l'amour dehors

Plus l'droit des feux sur la plage

Plus l'droit de chanter les métros

Plus l'droit de s'trouver un boulot

Plus l'droit d'aimer les filles des rues

Plus le droit que de fermer sa gueule

Plus le droit que de finir tout seul

Tout droit dans le cercueil

Dans cette insignifiance autour

Dans ce marché aux idioties

Dans les travers de qui on est

Dans le pervers des libertés

Dans la thèse et dans l'antithèse

Dans la chaleur rouge des braises

Dis moi quand tu regardes au fond des horizons du mauvais temps


[Refrain]

Est-ce que tu vois le printemps ?

Celui qui met nos terres au soleil

Dis moi, est-ce que tu l'entends ?

De la fleur y a l'épine qui sommeille

Est-ce que tu vois le printemps ?

Celui qui fait couler les ruisseaux

Entre les doigts des torrents

Oui c'est sûr qu'ils sont ivres nos bateaux !

Est-ce que tu vois le printemps ?

Nos amours que l'on jette en pâture

Dans les flots des océans

Les lettres restent mortes, littérature