Released on April 9, 1997

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[Couplet 1]

C'était une femme pleine d'artifices, factice, belle, superficielle

Top-model infidèle de celles qui suent le 5 de chanel

Conventionnelle, impersonnelle, sensuelle en dentelles

Une sacrée femelle dit-on d'elle après relation corporelle

Dîner aux chandelles, femme de luxe cherchant la célébrité

Maque les hommes tunés qui puissent la maintenir bien habillée

Sourcils épilés, faux ongles, teinture en fausse blonde

À l'affût des modes de Londres, Paris, New-York ou d'Hong-Kong

Mondaine à la longue pesante, une vraie commère ambulante

Cachant son ignorance par des faux-airs de femme élégante

De celle qu'on présente en soirée, parle aux têtes importantes, extravagante

Tape des poses, cigarette en main s'expose

En général elles sont vides, pour compenser leur bassesse portent de longs talons

Un faux sourire, le regard sans émotions

Lui, c'était un homme quelconque de ceux qu'on rencontre

Tous les jours, grosse montre, portable, qui se la raconte

Toujours dans ses comptes, profite de ses amis, joue le gars busy

Parle de bikinis, de meufs qu'il n'aura jamais dans sa vie

Puni par nature, sans talent puisque trop sûr de lui

Cherche dans les revues, les brochures, son identité future

Perdu dans son égo, noyé par ses fausses conversations

Des derniers polos, de marques, de voitures de location

18 carats, bague au doigt mais le frigo vide

Préfère ne rien manger pour maintenir les fausses apparences en ville

Passe pour subtile, dans tous les clubs se fait remarquer

Se fait petit s'il le faut le tout c'est de paraître friqué

Galant, camouflant son vice, toujours bien sapé

Afin qu'une fille pleine d'artifices puisse venir l'accoster


[Refrain]

Je vois de nombreux visages défilant dans les rues

De nombreux visages d’enfants, d’hommes et de femmes perdus

Des regards, froids, des regards francs, des regards confus

Des personnes marchant sans horizons dévisageant l’inconnu

Je vois parfois des masques tombent dans la rue

Des visages des corps de l’ombre, démaquillées des artifices


[Couplet 2]

C’était un couple modèle réduit, conforme à la règle établie

Bourré d’artifices, comme ceux qu’on sape à la télé vers midi

De petites séries B, de feuilletons ménagés parfumés

Faux synthétiques, imperméables à tous sentiments plastiques

Platoniques, sans amour ni passion, de purement physique

La seule relation étant vraiment liée à celle du fric

Lui passe son temps à penser au pognon, classé, sa thune au loto

Et parer ses collègues avec son auto

Elle, un sacré cadeau, au petit soin, gynéco

Un vrai produit de beauté ambulant braquant les gosses-beaux

Ils vont tourner dans un monde plein d’illusion

De fausses apparences, de fiction

Laissant paraitre ce qu’ils ne seront jamais

Ensemble par simple intérêt, sans respect

Tous deux faux-culs mais en public font les discrets

Vrai ! noyés sans cesse par des dettes

Afin de maintenir leur statut social

Leur nouveau look dans leur vie banal

C’était une fille artificielle du style grise sans soleil

Qui fout le cafard, pille le sommeil d’un vilain temporel d’un ange minitel

De rapports subliminaux virtuels, sans rien de réel

Sous une pollution voilant tout le ciel, d’immeubles cancérigènes

De tours de cités qui gênent

Les bleus qui se plagient du bruit que font les quelques jeunes pleins d’artifices à Noël

Alors que rien ne s’est produit la veille [?] par le système

L’oseille, d’un cœur artificiel tenu par des ficelles

Les gens voient sans regarder, entendent sans écouter

Ne rient ne pleurent jamais, vivent programmés

Le regard figé, polyester, ces gens ont tout vendu par commodité

Leur raison d’être c’est toute leur liberté


[Refrain]

Je vois de nombreux visages défilant dans les rues

De nombreux visages d’enfants, d’hommes et de femmes perdus

Des regards, froids, des regards francs, des regards confus

Des personnes marchant sans horizons dévisageant l’inconnu

Je vois parfois des masques tombent dans la rue

Des visages des corps de l’ombre, démaquillées des artifices