Released on May 8, 2017

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[Paroles de "Earthlings 2"]


[Refrain]

Parce que j'ai la chance d'pouvoir utiliser l'impact des mots

Et qu'j'entends trop souvent : "C'est rien, c'est qu'des animaux"

Parce que c'est vraiment hors de question d'baisser les bras

Et j'ai c'qu'il faut pour faire sauter ta prison cérébrale

Parce que j'ai la chance d'pouvoir utiliser l'impact des mots

Et qu'j'entends trop souvent : "C'est rien, c'est qu'des animaux"

Nos œillères ont bougé, obligé, on rentre dans l'tas

Laisse-nous être la voix de ceux qui n'en ont pas


[Couplet 1]

Tout d'abord, j'voudrais m'excuser en face de ceux

Qu'ont été choqués par ce discours peu facétieux

Donc, aux personnes offusquées, mesdames, messieurs

Désolé d'vous foutre la vérité en face des yeux

Avant qu'j'embrasse les cieux

J'me dois d'bousculer les mentalités et il s'peut qu'j'y passe mes vieux

Jours car c'est vraiment loin d'être gagné

J'ouvre une page dans mon cahier que j'verrai sûrement jamais s'fermer

Hé, viens par là, mec, quoi ? T'es déjà tout vert ?

Deuxième volet ouvert : tes excuses vont passer par la fenêtre

Notre culture mériterait l'décrassage, gueule aux massacres

Ouvrez les oreilles, les consciences, ouvrez les cœurs au passage

Ce son : c'est la guerre, ouais, p't-être qu'j't'offense

Mais l'humain écoute plus facilement quand on lui parle avec violence

Abritez l'hypocrisie, les femmes et enfants d'bas âge

J'suis venu foutre la merde comme du cheval dans tes lasagnes

J'parle de massacres, du plus grand zoocide de l'Histoire

Auquel on participe de vive voix, pas une passade

En façade, ouais, ils paraîtront bêtes

Les animaux n'ont pas la parole, mais les chiffres te parleront p't-être

J'vais t'les dire sur la piste : plus d'cent milliards d'êtres sensibles

Tués par an pour notre simple plaisir gustatif

J'désire juste pas qu'ils en restent à l'état d'objet

On a réduit leurs existences au statut d'machine

Dis aux critiques qu'ils t'parlent de la souffrance, de la salât

Tout en s'gavant d'barbaque qu'c'est des pipeaux finis

Disons qu'faut être malade pour pas flairer l'arnaque

Leur irrespect du vivant n'a d'égal que leur hypocrisie

Viens en abattoir rattraper notre retard

Regarder ces horreurs qui vous feraient tous vomir votre repas

Écoute leur souffrance, leur douleur que l'on accepte

Pour l'heure, y'a comme un goût d'meurtre dans nos assiettes

On s'en donne à cœur joie d'niquer la planète

Celle qui nous allaite, on bouffe le bras d'notre donateur

Arrête, gars, j'veux bien dire qu'ils nous la mettent

Mais, en tant qu'consommateurs, c'est bien nous qui tenons les manettes

Faut l'admettre, et cesse donc de brailler qu'y'a plus important

À faire, quand ton nombril reste ton centre d'intérêt

Désolé d'vous déranger, l'ignorance est confortable

J'rappe avec le cœur, considère ça comme un don d'organe


[Refrain]

Parce que j'ai la chance d'pouvoir utiliser l'impact des mots

Et qu'j'entends trop souvent : "C'est rien, c'est qu'des animaux"

Parce que c'est vraiment hors de question d'baisser les bras

Et j'ai c'qu'il faut pour faire sauter ta prison cérébrale

Parce que j'ai la chance d'pouvoir utiliser l'impact des mots

Et qu'j'entends trop souvent : "C'est rien, c'est qu'des animaux"

Nos œillères ont bougé, obligé, on rentre dans l'tas

Laisse-nous être la voix de ceux qui n'en ont pas


[Pont]

Parce que y'a trop d'cages, trop d'verrous, trop d'lâches, trop d'déroutes

C'est sous nos nez qu'tout s'déroule, vois le mal qu'on propage

Trop d'cages, trop d'verrous, trop d'lâches, trop d'déroutes

C'est sous nos nez qu'tout s'déroule, vois le mal qu'on propage


[Couplet 2]

On passe devant des stands de cadavres

Comme si de rien n'était, on a moins d'empathie qu'un barbare devant tant de carnages

Des scènes gores pour nous normales, mon garçon

L'agonie est en spectacle, l'indifférence remplace la compassion

Devant ces banales immondices, peu frémissent

La vérité s'veut pénible, on s'délecte pendant qu'eux gémissent

Voilés par d'beaux noms, pavés d'filets mignons

C'est le bal des horreurs derrière le masque des euphémismes

On nous a déconnectés d'la réalité

On a du mal à s'faire à l'idée qu'nos cerveaux ils sont prêts à vider

Ils ont fait d'nous des assistés, t'es averti

Faut qu'l'ouverture de ta conscience ne dépasse pas celle de ton appétit

L'agroalimentaire : un procès produit par l'mensonge

On peut approfondir l'enquête, j'demande votre attention

Pots-d'vin, désinformation, campagnes de dénigrement

Envers l'végétalisme émergeant péniblement

On m'dit : "Arrête, l'artiste, c'est mauvais pour la santé"

Moi, j'les envoie parler d'carence avec Annette Larkins

Tu crois qu'les médecins et du coup t'en bannis c'poème

J't'en vanterai les bienfaits par la bouche de Jean... Cohen

Tes doutes se tassent, ouvre le sas, attention

Un discours plus tard, et tu t'rends compte du sens de double-face

Un vendu d'plus au physique comique

Apparemment, les conflits d'intérêts font grossir les nutritionnistes

Marionnettes des lobbys comme tant d'nos politiques

Un peu comme une partie du rap français, prêts à tout tant qu'c'est prolifique

Moi, rien à foutre, j'me trahis pas pour des vues faciles

J'préfère sortir des punchlines éducatives

Et vu la team de bras cassés qui s'bat pour l'Élysée

J'ai plus de chances de m'faire mépriser que d'voir émue Marine

Rap non-lucratif mais il est temps d'faire l'effort

Malgré qu'on nous ferme les portes, on s'doit d'mettre à terre ces porcs

Car ces porcs-là sont en costard, traînent dans la boue votre santé

L'écologie maquille l'horreur sous format d'carte postale

Timal, c'est notre planète qu'ils cannent

Ils empoisonnent la nôtre pour qu'appétissantes soient leurs assiettes fiscales

Et m'parlez pas d'religion quand vous mangez la mort

N'accusez pas les traditions, commencez par changer d'abord

"Dieu" et "abattage" sont antinomiques

Fermons les abattoirs, ouvrons les consciences serait plus logique

Cessons d'engendrer massacres innocents pour l'gustatif

Ou tout loisir entraînant vies volées et giclures d'sang

Vivisection, nourriture, habillage

Resituons de quel côté d'la cage sont réellement les bêtes sauvages


[Refrain]

Parce que j'ai la chance d'pouvoir utiliser l'impact des mots

Et qu'j'entends trop souvent : "C'est rien, c'est qu'des animaux"

Parce que c'est vraiment hors de question d'baisser les bras

Et j'ai c'qu'il faut pour faire sauter ta prison cérébrale

Parce que j'ai la chance d'pouvoir utiliser l'impact des mots

Et qu'j'entends trop souvent : "C'est rien, c'est qu'des animaux"

Nos œillères ont bougé, obligé, on rentre dans l'tas

Laisse-nous être la voix de ceux qui n'en ont pas