Un important réseau de tagueurs vient pour la première fois d'être démantelé en France

Après deux ans d'enquête et soixante mises en examen

La police a pu mettre la main sur quinze bandes organisées

Qui commettaient des actes de vandalisme dans les trains et les rames de métro

Nicolas Escoulin et Mathieu Dupont nous dévoilent comment a pu avoir lieu l'arrestation

"Get the fuck up"

Voici l'un des films qui a permis de démanteler quinze réseaux de tagueurs établis dans toute la France

Les auteurs de ce que l'on appelle des graffs ont pris l'habitude de se filmer et de vendre leurs cassettes

Un commerce illégal qui s'ajoute au délit de vandalisme

Deux années d'investigations, d'écoute et de filature ont permis d'interpeler récemment soixante-dix tagueurs et d'en mettre soixante en examen

L'enquête a débuté en fin d'compte par la découverte d'un de ces magazines lors d'une banale perquisition

Et on a été un petit peu estomaqués en voyant autant de dégradations dans des revues spécialisées

À travers ces photos de wagons dégradés, les enquêteurs ont pu identifier des signatures

Ils s'aperçoivent que les tagueurs fonctionnent en réseaux organisés avec des codes précis

Là, en l'occurrence, on a c'qu'on appelle une punition, c'est-à-dire, c'est du tag vandale pur et dur, au marqueur

Donc, on répète à l'infini son nom sur un support matériel

Pourquoi une punition ?

Bah, je pense, c'est simplement pour punir le transporteur

Sur les vidéos saisies, les enquêteurs ont ensuite compté les signatures attribuées au même tagueur pour chiffrer les préjudices

Certains devront rembourser jusqu'à trois-cent-mille euros

L'enquête a porté avant tout sur des groupes constitués depuis de nombreuses années, où, en fin d'compte, nous avions affaire à des jeunes d'une moyenne d'âge de vingt-trois ans et souvent bien établis professionnellement, qui s'adonnaient quand même au tag vandale

Le procès des soixante tagueurs devrait se tenir dans un an et demi

La brigade des chemins de fer espère qu'il aura valeur d'exemple