Mama, mama, mama

J’ai laissé ma misère au portail

Un soir d’été au creux de tes bras

Tu me disais vaï vaï vaï

Mama, mama, mama

J’arrive toujours après la bataille

Dans ma tête c’est n’importe quoi

Je t’entends me dire

Taille taille taille taille toi

Ma vie part à volo

Et pourtant je voulais

Faire les choses comme il se doit

On se doute

Qu’en ouvrant les yeux

Le monde est beaucoup laid

Que dans ses rêves

C’est foutu c’est foutu

Dans la glace un vilain reflet

Me fait face

Si seulement les mauvais souvenirs

S’effaçaient

Je prends le premier train

Qui coupe le France

Pour que mon enfance

Me fasse encore de l’effet

Si je viens dans tes bras

Peut-être que j’oublierai

Qu’il y a des mauvais jours

Et que je ne l’oublierai jamais

Si je viens dans tes bras

Peut-être que j’oublierai

Qu’il y a des mauvais jours

Et que je ne l’oublierai jamais

Mama, mama, mama

J’ai laissé ma misère au portail

Un soir d’été au creux de tes bras

Tu me disais vaï vaï vaï

Mama, mama, mama

J’arrive toujours après la bataille

Dans ma tête c’est n’importe quoi

Je t’entends me dire

Taille taille taille taille toi

J’ai retrouvé ma chambre

Et rien n’avait bougé

Comme si le futur est une chose

Qu’on s’inflige

Si seulement la télé

N’était pas obligée

De me rappeler à tout ce qui m’afflige

Dans son dos comme un chien

Hier ils ont tiré

Ils en ont tiré même pas deux ans à peine

Les espoirs ont fui et bien loin se sont tirés

Ce soir dans le jardin, j’arrose ma peine

Si je viens dans tes bras

Peut-être que j’oublierai

Qu’il y a des mauvais jours

Et que je ne l’oublierai jamais

Si je viens dans tes bras

Peut-être que j’oublierai

Qu’il y a des mauvais jours

Et que je ne l’oublierai jamais

Mama, mama, mama

J’ai laissé ma misère au portail

Un soir d’été au creux de tes bras

Tu me disais vaï vaï vaï

Mama, mama, mama

J’arrive toujours après la bataille

Dans ma tête c’est n’importe quoi

Je t’entends me dire

Taille taille taille taille toi

Pourquoi je ne me sens plus jamais quelque part

Est-ce un vieux départ qui ne guérirait plus

Pourquoi quand tu souris maman dans le noir

Je voudrais te jurer je ne pars plus

Pourquoi je te ressemble autant traits pour traits

Aurais-tu manqué d’inspiration ?

Je voudrai maman te chérir à jamais

Mais je quitte toujours la maison

Mama, mama, mama

J’ai laissé ma misère au portail

Un soir d’été au creux de tes bras

Tu me disais vaï vaï vaï

Mama, mama, mama

J’arrive toujours après la bataille

Dans ma tête c’est n’importe quoi

Je t’entends me dire

Taille taille taille taille toi