Feu d’ombres

By Piloophaz

On Nature morte

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Perdu entre deux chambres et tous leurs signes mon cœur vacille

Signe qu‘on tourné les aiguilles, ce qui fut sincère devient fossile

Oscillant entre la haine du psychologue et son divan

Conclusion de mes monologues, je n’ai qu’un problème, c’est que je suis vivant

Vivement que tout ça s’arrête, car cette vie est trop obscure

Quand le doigt drague la gâchettе, tous ces moments que nous procurеnt

Ceux qu’on aime et bien crois-moi c’est ça qui me tient en vie

Le seul problème c’est que parfois l’amitié devient envie !

On vise tous la même chose, purger notre esprit de ses névroses

Besoin d’autrui comme conséquence, ce qu’on sait pas c’est que c’est la cause

Cause toujours, faut que tu piges, aucun de nous deux ne vaut l’enjeu

Joue contre joue, main dans la main, amicale accolade, derrière nos yeux

Demeurent lointains des esprits égarés, contrées trop idéales

Qu’on pense connaître comme sa poche, mais ça reste du tourisme mental

T’as le temps avant de comprendre ces putains d’êtres humains

Et si tu maintiens que c’est possible, attends d’être déçu par les tiens !

Dommage c’est la lot de chacun, défauts et qualités forment l’élixir

Et c’est d’instinct que l’homme daigne s’investir :

Pour quelques instants même pour se faire chier si t’y fais gaffe

Je le crie noir sur blanc, je vous aime, sur ma vie rien ne s’efface !

Je m’efforce de vous le montrer chaque jour que nature fait

Afin que l’écorce qui me pousse à ma vautrer, n’en fasse pas du surfait

Au fait frérot, quand je perds espoir ton rire me sert de garrot

Mais si la peine est pour ta poire, le dix de pic sort de mes tarots !

Pour une fois dire je t’aime ne m’a pas paru si dur

Cœur de bois devient sciure, écorché par un être si pur

C’est pour toi que j’ai chialé et ce sans honte devant mes pairs

Paires de claques non volées, l’éperdu comme seul point de repère

Perds pas de vue que le devis de mes sentiments se limitait

À te voir sourire et si se fut possible face à mes traits !

Maîtresse de mes songes, non, l’amitié ne fut pas un mensonge

Désolé si je peux pas, mais je pense à toi dès que je m’allonge

Ma longue traversée, un douloureux apprentissage

Dans un désert affectif blessé par ton mirage

J’ai mis la rage de côté, pris conscience de l’affection

Il faut du temps pour se doter d’un cœur capable de réflexion !

Cette défection me fit comprendre à quel point nos humeurs sont changeantes

La gente féminine envoûte qu’elle soit sœur ou amante

En manque crucial d’amour, on s’appuie sur des cendres

Oubliant ceux qui sont là chaque jour de janvier à décembre

Des samples aux mots, ce que t’écoutes c’est tout simplement

Pas un morceau promo, juste un homme qui deale ses sentiments

Et qui mentalement est éprouvé par la goule et son désir

Ne trouve pas ça pire que de voir ses proches qui s’entredéchirent ?

De manière chirurgicale, à croire qu’on affectionne ces jeux

Écartelé zodiacal, je me méfie de tous ces yeux

Car quels qu’ils soient ils provoquent, voilà maintenant pourquoi j’évoque

L’existence d’un hérétique dont le bourreau fut une femme en cloque !