Marchand de sentiments

By Pepso Stavinsky

On Météorites

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Ils veulent acheter la Lune

Désolé je suis qu'un Marchand de sentiments

Je vous les donne bruts, écrits de but en blanc

Je les distribue sans compter les mesures, sans prendre de distance

Surgissent en silence ou comme des uppercuts brandissant

Je contrôle pas la plume, la faite pas parler sur un divan

La nuit je rode car j'ai perdu ma muse déjà depuis mille ans

Chaque matin je me sens à la fois vide et plein

Intoxiqué dingue, je voudrais m'en foutre et tout fourrer comme un libertin

Exit, j'ai les nerfs à vif

L'impression d'avoir une tête hyperactive

En implosion dans un corps léthargique

J'ai assez pissé dans les paradis artificiels

Je voudrais exister, propulsé par la poussée d'Archimède

Je reste agrippé au vide, je trouve plus les mots sur la mélodie

Ni chaud ni froid, aucun démon à exorciser

À la base, jeune garçon émotif mais je pleure plus, j'intériorise

Aucune larme pour arroser les orchidées

Voir la Lune c'était plus qu'un égotrip, qu'une pulsion érotique

Qu'une vraie raison télescopique, pour s'en tirer

Toucher les étoiles parce que je sais qu'elles m'entendent aussi

Ils diront que j'ai des voix dans la tête, s'ils savaient combien je m'en fiche

J'avais des rêves mais je les ai laisser (han) fuir avec les hirondelles

Comment prétendre être libre et leur imposer de rester

Maintenant je tente de les faire renaître avec des rimes

Mais c'est comme dire à une fille "je t'aime" quand on veut juste la baiser