Le Mal De Terre

By Pascal Auberson

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La froideur des lycées

De pierres et de ciment

Où se traînant blasées

Lest nostalgies d’enfants

L’amour qui cherche à naître

Mais qui n’y arrive pas

La difficulté d’être

Sur les chemins de croix

La face trop hermétique

Des gens bien trop sérieux

Qui fichent, qui se maquillent

Et font mine d’être heureux

La fournaise des jours

La tristesse des nuits

Les dimanches sans fin

Qui se meurent d’ennui

C’est le, c’est le, c’est le, c’est le

C’est le mal de terre

Les allées de Cyprées

Les fleurs de Chrysanthèmes

Les rendez-vous manquées

Les espérances vaines

L’espoir que l’on conjugue

Au futur antérieur

La chance qui nous subjugue

Qui part toujours ailleurs

L’idiot mécanisé

Vautré dans le confort

Qui lit presque couché

Déjà comme les morts

La cigarette aux lèvres

Brûlant de désespoir

Qui atténue sa fièvre

Le soir au fond des bars

C’est le quoi ?

C’est le, c’est le, c’est le

C’est le mal de terre

C’est le mal

Cet écrasant cafard

Ce quotidien de sort

Tous ces soleils blafards

Et ces néants trop forts

Tous ces fantômes pâles

Ces villes endormies

Ces tristesses et ces râles

Vampires de la vie

Ces nuages qui passent

En doutant de l’azur

Ces rêves qui trépassent

Sous le cancer des murs

Ces pays d’opérette

Ecrans de « faire semblant »

Qui rendent marionnettes

Les états les plus grands

C’est le, c’est le, c’est le

C’est le mal de terre

C’est le mal