Le vent souffle

By Oluis

On Flow Ténébreux EP

Released on November 12, 2017

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[Intro]

Le vent souffle, la brise me tord le cou

Je regarde à gauche à droite mais pour sûr qu’à tous les coups

Je finirais en sang sous les douze coups de minuit

Les chants de la nuit sonneront le glas de mes nuits

Inouïe d’vant ce miroir, à côté de la plaque

Une pointe de maladresse qui m’a valu cette claque

L’espérance d’une délivrance est devenu futile

Comme ta naissance cette souffrance te reste utile

Tu oscilles, vadrouilles entre la souffrance et l’ennui

Parfois tu vis de bons moments et parfois tu es triste

Tu es en grande peine et tu te poses des questions

T’as envie de te pendre, qu’on te fasse l’extrême-onction

Ne t’en fais pas, écoute, ce n’est pas un texte noir

J’ai déjà expédier mon mal et mon désespoir

Je suis venu te proposer mes humbles services

Je viens te satisfaire pour que tu profites de tes vices

Viens que je te libère de ces chaînes abyssales

Je serais à toi comme ce garçon perdu dans ce dédale !

Un court souffle de liberté aux tons poétiques

Ma voix d’ange te chuchotera des paroles maléfiques

Entends-tu l’ironie qui dégage de ces inepties ?

L’inexprimable n’a d’égale ni nos mœurs ni nos principes !

Si tu n’hausses pas la voix personne ne t’entendra

La douleur ne s’en va pas si tu ne tombes pas dans mes bras !

Enchanté de te rencontrer, je suis ton médecin légiste

Alchimiste de la douleur, toujours là pour te servir !

J’ai étudié auprès des grands maîtres de la poésie

Théophile Gautier n’aura qu’à bien se tenir

Palimpsestes sur palimpsestes, pas de pitié pour ces perfides

Pensées qui veulent te blesser, je ne les laisserais pas t’envahir

La mort n’est qu’une amie que je saurais t’en prévenir !

J’enlèverais cette laisse qui veut t’amener au suicide

Laissez ton âme en paix est devenu ma maxime

Équipé de mes rimes, je serais cette douleur que tu exprimes !

Si la nuit n’apaise pas ta conscience, je viendrais te consoler

J’ai dans ma voix cette mélodie qu’aimait tant Morphée !

Stop, ferme les yeux, écoute le son de ma voix

Je vais entrer dans ton esprit et dégager tout ce noir

Je suis si heureux de pouvoir aider mon prochain

Suis-moi, je vais t’aider à sortir de ce monde malsain

Les choses ne tournent pas rond dans ta tête mais est-ce bien de ta faute ?

T’as l’impression que l’histoire se répète, répète cette mauvaise anecdote

Mais que se passerait-il, si tu lui passais dessus

Car si ça te passe au-dessus tout ça n’aurait plus rien de saugrenue !

N’est-il pas plus facile de prendre du recul ?

Mettre ta passion de côté pour éviter qu’elle te consume

C’est un conseil que je te donne, même s’il changera pas ta vie

Il rendra un peu plus supportable le poison de ce maléfice

Crie pour cette colère ! Pour défoncer tes pensées !

Pour déclarer la guerre ! Pour continuer à pleurer !

Pour les mettre en terre ! Pour continuer d’exister !

Si tu ne manque pas d’air alors il te suffit de crier  !

Libère-toi de tes complexes, de cette déliquescence

Tu as plus qu’une essence, ne tombe pas dans la dissidence

Après cette hybris tu redeviendras toi-même

Dans le miroir tu te diras « je t’aime »

N’aie plus rien à craindre, je suis là maintenant

Je suis l’écrivain qui de sa plume te détend

J’ai chassé tes peurs, et dévorer tes passions

Il ne te reste plus qu’à retourner à tes occupations...


[Intro en guise d'outro]