Released on November 12, 2017

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Infernale ?

Infernale ?

Infernale fut le monde de tes pensées

Mais as-tu vu la fureur de mes pensées ?

Aurais-tu l’obligeance de t’imaginer

La quantité d’énergie que j’ai dépensé ?

Non, à toi tout ça ne te parle pas

Tu as vécu dans la lumière et moi dans le noir

La colère noire qui m’envahissait chaque jour

Tout ça parce que dans mon coeur c’était gravé pour toujours

J’ai perdu tant de choses dans cette bataille

Autant de confiance en soi et même d’envergure

J’ai pas su mesuré l’ampleur de mes blessures

Tellement la douleur me paraissait insurmontable

Étant perdu j’ai pris comme bible les Fleurs du mal

Pour que Baudelaire devienne cette personne charitable

Capable de me servir sa sophia en guise de catharsis

Pour assassiner ces pensées d’une mort salvatrice

Je ne vis plus dans un cimetière de mes passions

Là où tu as su enterré ma peine et mon nom

Là où seul, je me promenais en dérision

Là où se trouvait la scène de mon exécution

J’ai su trouver la sortie, au prix de milles amis

La voie qui me sortait d’ici était comme celle du paradis

Il y avait donc pas plus ironique que de te l’écrire

Avec de l’encre sympathique cette vénéneuse mélodie ?

Deux jours dans le noir, deux nuits dans l’ivresse

La mort me caresse, depuis tout ce temps cette tendresse

Me manquait, tu es partie, tu m’as abandonné

J’ai l’impression maintenant que les déprimés me rient au nez

J’utilise ma plume pour combattre mon suicide

J’ai dans la main comme une manie machiavélique

Ma rhétorique est unique car elle n’est pas empathique

Elle viendra te dire bonjour mais ensuite elle te mettra une gifle !

Non ça pardonne pas, car Dieu est mort

Que tu disais nous avoir lié est finalement déclaré mort

Je ne croyais pas au karma, car il me donne toujours tort

La preuve, tu réussis tandis que fut scellé mon sort !

J’ai arrêté de pleurer, pour enfin sécher mes larmes

J’ai décidé que désormais je prendrais les armes

Je veux mener un combat pour mener ma vie

D’une poigne de fer, le destin est à ma merci

L’homme que tu as connu a laissé place à ce mec là

Un homme encore plus grand et de surcroît redoutable

Un être dont le sur-moi n’est qu’un doux euphémisme

Pour désigner sa soif de vengeance sur cette misérable vie !

Je suis un alchimiste de la douleur : j’ai acquis les arcanes

Je maîtrise l’écriture, et aussi les flammes

Tels sont mes outils pour faire brûler cette âme

Car je suis un démoniste ayant déclenché une guerre totale !