[Refrain - R.E.D.K. & Ol' Kainry]
Légitimes sont mes frayeurs, c'est dès nourrisson qu'la rue berce
Mes couplets s'inspirent des pleurs et du sang que la rue verse
J'peux griller une flamme dans mes yeux, me frayer un chemin vers les ténèbres
J'garde l'espoir au bout des lèvres
Écrire c'est, écrire c'est...
[Couplet 1 - R.E.D.K.]
Spécialisés dans les coups bas, j'les trouve super bêtes
Jugé coupable pour c'que j'incarne
Dans la prison des préjugés j'vais purger perpèt'
Violence gratos j'suis sidéré par leur manière de faire
L'racisme est la bastos la plus prisée chez les chasseurs de tête
J'les connais par cœur t'inquiète
Par peur de perdre j'me pose proche du silence de l'homme pieux et loin de la clameur des traîtres
Peur d'la défaite ils veulent changer
Tous parlent de sauver les apparences, pépère la mienne est loin d'être en danger
Tu m'connais mamen
J'aime taper dans le bon sens
Toujours fidèle à moi-même j'peux même pas trahir ma conscience
C'est dans le péché que nos âmes sont
Pas à pas
À cause du gain on mort à l’appât
Qu'le diable a posé sur son hameçon
Ma rime est sarcastique
J'suis pas dans la théorie du complot
J'suis dans la dénonciation de sa pratique
Et j'y vois clair dans leurs équations
Jeter Ben Laden à la mer était l'meilleur moyen de noyer le poisson
Hausse pas le ton, t'es pas fait pour
Ici les gamberges sont kamikazes donc évite de monter dans les tours
J'avoue qu'c'est fou et irrémédiable
Depuis un bail à chaque pluie de balle on s'attire la foudre des médias
Ça parle drogue ça s'ouvre les veines
Par mode les bougs dégainent
Hardcore ras-l'bol la coupe est pleine
T'as peur d'la perte de qualité, sur c'track tu ne cours aucun risque
91, Un-Trois, R.E.D.K. et Ol' Kainry
[Refrain]
J'peux griller une flamme dans mes yeux me frayer un chemin vers les ténèbres
J'garde l'espoir au bout des lèvres
Écrire c'est, écrire c'est...
Légitimes sont mes frayeurs c'est dès nourrisson qu'la rue berce
Mes couplets s'inspirent des pleurs et du sang que la rue verse
[Couplet 2 - Ol' Kainry]
Hey yo
Juste envie d'écrire un peu
Envie d'ler-par te dire un peu
Comment des fois j'suis "woh"
Comment mes passagers s'embrouillent entre eux
Les limites de ma sagesse lorsque la conscience a grillé l'feu
Les limites de ma colère quand elle surprend comme un silencieux
Et soir-ce
Je smoke ma chicha, j'écoute Sade
Plongé dans mes songes limite un p'tit peu envie d'chialer
Comme un soldat qui repense au front
Aux frères deads, aux injustices
La vie c'est dare
Check moi de l'avant-bras à la Crixus
Envie d'vous parler comme si on était des amis sûrs
Dyf' au-delà du pavanage, d'la street-zère, des salissures
De mon passager noir qui me booste vers la son-pri
La frustration d'un homme, la pression d'un artiste incompris
J'raconte ma life
P't-êt' c'est dur à comprendre si tu pé-ra pas
Ma feuille en guise de sac de frappe, la 'zique des fois ça sert à ça
Comme quand j'discute avec Dieu
Que j'comprends pas ses signes
Juste ma petite fille qui me bing
Qui me renforce comme un king
Pour elle j'affronterai le monde à mains nues et sans arme blanche
La mort avant le déshonneur j'crèverai debout comme Barbe Blanche
Dyf' n'est pas une pute nègre, j'n'ai jamais su faire semblant
À Tito, Momo, Oumardinho , on est ensemble
J'ai fait ma mise à jour mon bilan
Certains vont cracher la bile
Torse nu en bécane j'suis de retour dans la ville
J'ai fait ma mise à jour mon bilan
Torse nu en bécane j'suis de retour dans la ville
[Refrain]
Légitimes sont mes frayeurs, c'est dès nourrisson qu'la rue berce
Mes couplets s'inspirent des pleurs et du sang que la rue verse
J'peux griller une flamme dans mes yeux, me frayer un chemin vers les ténèbres
J'garde l'espoir au bout des lèvres
Écrire c'est, écrire c'est...
Yeah
Vers à mettre en relation avec le précédent : il est jugé coupable, mais uniquement sur ses apparences, ce qu'il représente, et se sent prisonnier de ces préjugés.
Il pense que les préjugés qui existent à son encontre ne vont pas disparaître de sitôt, c'est pourquoi il dit qu'il sera prisonnier à perpétuité (c'est-à-dire à vie) de ces jugements.
Depuis que le rap existe (un bail), les médias ont tendance, chaque fois qu'il y a des émeutes, des débordements… à citer le rap comme un facteur de cause à ces incivilités. Le “on” représentant ici les rappeurs.
Il y a également un jeu de mot entre la pluie de balle et la foudre des médias : Punchline orageuse !
Oumardinho est le chef du Label Golden Eye Music
Le silence, une preuve de sagesse et thème récurent du rap conscient. (http://www.youtube-nocookie.com/watch?v=gPChnB4bmpg)
Par les tours il parle évidement du World Trade Center mais l'expression “monter dans les tours” mis en parallèle avec le mot “Kamikazes” indique de manière subtile que l'extremisme quel qu’il soit prends racine dans l'exaltation de nos passions.
Ce qu'il incarne, R.E.D.K le décrit dans son couplet sur le morceau Coupable, sur l'album de Scylla, morceau sur lequel Tunisiano est également présent.
“Coupable d'être moi même, j'suis bientôt Wanted par Interpol
Un black-Muslim-Rappeur j'suis tous les maux du monde en une personne”
#Musique comme exutoire
Ol' Kainry n'est pas le seul à ressentir cela, Booba dit la même chose dans Paradis :
Rapper toute cette haine, gros, c'est comme frapper au sac
We Made It est la compilation où on peut retrouver “Écrire c'est”.
Dans le manga One Piece, quand Barbe Blanche s'est fait tuer, il est resté debout.
Ol Kainry prefere mourrir que d'être déshonnoré, sachant que être déshonnoré c'est de poser les genous à terre
Son apparence ne peut pas être en danger car on peut dire qu'il n'en a pas si l'on considère l'apparence comme la partie superficielle, lui qui ne se concentre que sur ses textes.
Bastos = Balle d'arme à feu
Il compare donc le racisme à une arme et utilise le même vocabulaire des armes avec “chasseurs”.
Un chasseur de tête est un recruteur ou un casteur.
Il dénonce donc le racisme des recruteurs et casteurs (Pour la télévision par exemple)
Sur se son il y a que de la qualité
Cannibal Smith est un Beatmaker qui a produit ce son
Leurs couplets sont donc inspirés des pleurs, à mettre en parallèle avec le fait que “la rue berce” mais aussi du sang, ce qui rappelle la dureté de la rue dès l'enfance.