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Seul pt2


[Couplet 1]

J’ai passé l’âge des représailles et des sourires au rasoir sec

Si Dieu a décidé qu’on se croise, alors on va se voir certes

On vit dans l’ombre du soleil d’Horus à la lumière des anges

Prend d’la hauteur sur la Dounia, j’suis sur la cordillère des Andes

Plus proche de Dieu, ravi mais éprouvé

Oui la terre est une prison et la vie est écrouée

Parfois triste comme tes parents dans une maison de retraite

Des gens que t’aime et qu’t’arrange, t’envoient des ondes de traîtres

Entre le taf, la famille, la mosquée, les paperasses

J’vis pas sur un coup d’poker, j’ai pas pioché les quatre as

J’rêve pas d’y laisser ma trace dans c’monde de pharaons

Où tout le monde se la raconte et s’laisse guider par la honte

Mon téléphone m’alerte, veux m’écarter d’mon bien-être

J’ai bossé dur pour m’éloigner d’votre planète

Parait qu’tu l’a mal pris, mais j’dirais que c’est la moindre des choses

Tu n’saisis qu’les épines, alors que j’tiens en main des roses…


[Refrain]

Les mémoires courtes, les idées sombres

Moi j’vous dédie mes sons

Vu que la mort vous guette tous, que chacun médite mes songes

J’compte plus les traîtres et les hypocrites au tableau d’chasse

La où les frères font des hymnes au crime et tapent au schlass

Oui plutôt seul que mal accompagné

Vos mauvaises intentions ramènent le mal à mon palier

Rien que j’en parle à mon cahier

Parasité, j’ai ma Nia qui pourrait en pâtir

S’en aller seul bien malgré soit, c’est mourir en martyr


[Couplet 2]

C’est qu’une question d’état d’esprit, les doutes finissent mal

J’ai peur pour les frérots qui malgré tout ont fui l’Islam

Certains me disent « Mysa, mais après tout on milite grave

On risque tous un jour de s’pendre depuis l’cordon ombilical »

Rendez-vous au café, il y a un monde fou, personne n’est en retard

Certains rêvent de croiser des femmes frivoles avec des grands regards

Les soirées à Metz finissent bien souvent sur un brancard

Et quand faut s’voir à la mosquée beaucoup esquivent le rencard

Ya des rumeurs comme quoi j’suis à Paris pour le rap

J’évite les plans foireux, sinon comment ma vie tournera ?

Tes ex-amis fout de rage t’envoient des regards au laser

Tu t’prends des balles au faciès, il y a très peu de larrons sincères

Ici les suppôts du Sheitan achètent les âmes

Mettent des coups illégitime, s’croient puissants avec des sapes

C’est pas nous contre le pouvoir j’connais des raclos pire que Sarko

Naseaux pire que Pablo avec une panoplie de narcos


[Refrain]


[Couplet 3]

Des fois mon âme ne trouve plus une place où vivre

Tous parlent de leurs passions, ils veulent tous les assouvir

Oui mon foyer est un exutoire, un plan de repli

J’ai même plus envie d’m’embrouiller, j’pourrais y prendre le pli

Rien à foutre des paramètres qui font qu’la vie est si stupide

J’veux juste construire mon paradis très loin d’ces vices, tu piges ?

On a tous failli se retrouver dans des abysses cupides

Donc j’dirige toutes mes prières vers un édifice cubique

Pérennise mon état d’esprit sur la France comme le blues du RMiste

Heureux d’être gracié du brasier, ils pensent tous qu’on est des tristes

Oui c’est fou c’qu’on les maitrise nos vrais lois, pour pas finir dans l’shirk

Au milieu d’ces tristes clowns, à s’avilir dans c’cirque

Depuis qu’le haram ne paie plus, ils font tous les repentis

Parfois le profit se trouve du bon côté, chez les authentiques

L’hypocrisie s’mesurera devant l’œil du borgne

Combien resteront debout, dignes, devant l’ampleur du sordide…


[Refrain]

Les mémoires courtes, les idées sombres

Moi j’vous dédie mes sons

Vu que la mort vous guette tous, que chacun médite mes songes

J’compte plus les traîtres et les hypocrites au tableau d’chasse

La où les frères font des hymnes au crime et tapent au schlass

Oui plutôt seul que mal accompagné

Vos mauvaises intentions ramènent le mal à mon palier

Rien que j’en parle à mon cahier

Parasité, j’ai ma Nia qui pourrait en pâtir

S’en aller seul bien malgré soit, c’est mourir en martyr