Released on April 30, 2012

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Plus de pêcheurs


[Couplet 1]

On a écrit nos larmes, rappé nos sourires au clair des âmes

A la pointe de nos plumes, nos galères à travers les âges

Nos lieux de vie sont tristement connus

Bien loin de tous ces vices de gens promus où la misère t’en colle une sèche

Hypertension, stress, occident, on sent l’ulcère

Parfois on s’sent nul certes mais toujours utile, à qui à quoi? à la terre!

À la chaine on nous jette l’anathème

Tant qu’on nous jugera à la tête, on nous mettra la haine

L’époque est difficile, pleine d’illicite

La rancœur de l’homme croyant d’nos jours est à peine divisible

Non je n’vois pas qu’la Palestine dans mon combat vital

On veut mourir dehors, non pas dans un loft habitable

J’ai vu l'offre capitale gravé sur leur t-shirts

J’m’occupe de ma Foi, avant d’baver sur leurs tricheurs

Et c’est tellement dur, j’encaisse mais pas comme le banquier aime l’entube

Né dans une sphère d’ordures

J’ai pas la finesse à Gandhi plus ma ville elle s’agrandit

Plus le vice se perpétue sur ses fidèles apprentis

Mince est notre chance d’avoir une vie paisible à Babylone

J’suis solidaire, j’assume encore si c’est ce qu’a choisi l’Homme

On s’est tous connus pire, Dieu merci on évolue

M’en voulez pas les khos, dans l’futur j’effacerai vos nums

Garant de ma Foi, si bien qu’matériellement plus rien n’va

Mais bon si t’es en galère, frère, tu viens m’voir…


[Refrain]

Ya plus de pêcheurs à la ville qu’à la mer

Plus de gros poissons, de requins vils sur la terre

C’est la guerre sur vos écrans, et pire dans l’invisible

Ces sorciers idolâtres vous enverrons plus qu’un missile

J’ai cherché ni l’argent, ni l’pouvoir, ni leurs vieilles compagnes

Ils veulent pas ma chute, ils voudraient voir une pierre tombale

Quand le pêcheur te mène en bateau, soit tu mords a l’hameçon

Soit la mort dans l’âme songe à la l’çon, garçon


[Couplet 2]

J’ai l’écriture un peu salée, pas une plume un peu fade

Cherchez-vous une mère respectable, pas une putain de femme

Au son d’un bouquin de fables, plein d’références païennes

Les faux rappeurs roulent en Cayenne, s’noient dans d’immenses paillettes

Ils comprennent rien à mes écrits, et j’peux pas me mettre à leur niveau

Sur le mur du son, ils sont loin de casser des briques

J’reste loin d’la célébrité pour pas sortir de la scène effrité

Le costard étriqué chez les friqués

On passe la nouvelle année comme une porte de prison

Tu vois l’genre de vision, d’entreprise ?

On mise jamais sur la zic, sinon on risque de mourir de faim

Ramassé par des hyènes, inspirant des sourires de chiens

Tu prendras pas tes clips, tes disques dans ta maison de bois

J’parle pas de ton chalet dans les Alpes, mais de tes angoisses

Ce rap a fini par être dirigé par des pédophiles

C’est le retour aux pyramides du temps d’Aménophis

J’vous entends râler d’office, vos zics peuvent caner nos fils

Dites à ces novices que les pharaons avaient vos vices

Rien ni personne sauf mon créateur

M’inspire la crainte comme il m’aide à surmonter la peur

J’apprends à regarder mes cicatrices, j'fais mes sons au gré du temps

Tu veux qu’des 'siques pas tristes ? Reste au soleil auprès du temple

Les convictions se vendent comme des albums de rap

Et les problèmes s’achètent, qui donc les abordera ?


[Refrain]

Ya plus de pêcheurs à la ville qu’à la mer

Plus de gros poissons, de requins vils sur la terre

C’est la guerre sur vos écrans, et pire dans l’invisible

Ces sorciers idolâtres vous enverrons plus qu’un missile

J’ai cherché ni l’argent, ni l’pouvoir, ni leurs vieilles compagnes

Ils veulent pas ma chute, ils voudraient voir une pierre tombale

Quand le pêcheur te mène en bateau, soit tu mords a l’hameçon

Soit la mort dans l’âme songe à la l’çon, garçon


[Couplet 3]

Au milieu des Chayatin et des maladies insufflées

Domine-toi par le calme quand l’Chaytan te dit « insultes-les! »

La vie a supplée la mort dans leur cœur

Dieu y remettra de l’ordre à l’heure et ordonnera leurs peurs

Il y a pas d’facilités, que des contraintes

Jamais de passivité

Les bookmakers avides nous donnent perdant à cent contre un

J’suis pas un humaniste démocrate

J’analyse le terrain et note sur ma liste des mots graves

Donne le pouvoir à l’homme ou à Satan c’est la même

Le binôme a tout fait pour faire avancer la haine

Pas de foi et d’intentions saines et ne matez pas comme si on s’aime

Moi j’ai rien d’un new-age, algérien d’un oued

La vie est courte comme leurs idées sombres et macabres

Les bruits, les sons, les vacarmes

Des villes empêchent de penser

Les faibles trouvent un idéal en leur passion

La métropole, le rêve pour un libéral en leur nation

La 'sique rempli pas le frigo et les placards

Les auditeurs ils sont timorés les trois quarts

Des inconscients ont cru qu’ils m’auraient, les bâtards

C’est faire une erreur grave d’ignorer les barbares

Ils prennent mes écrits pour du papier toilette

Font des rallyes chez nous, s’font raquetter par les Touaregs

Il y a des douhra, des sourates face aux incantations sales

Les grands garçons ne craignent aucun de leurs francs-maçons sache-le…


[Refrain]

Ya plus de pêcheurs à la ville qu’à la mer

Plus de gros poissons, de requins vils sur la terre

C’est la guerre sur vos écrans, et pire dans l’invisible

Ces sorciers idolâtres vous enverrons plus qu’un missile

J’ai cherché ni l’argent, ni l’pouvoir, ni leurs vieilles compagnes

Ils veulent pas ma chute, ils voudraient voir une pierre tombale

Quand le pêcheur te mène en bateau, soit tu mords a l’hameçon

Soit la mort dans l’âme songe à la l’çon, garçon