Released on May 11, 2013

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Couplet Kasper

Comment je me sens ?

Tel un cendrier sur une moto

Un rétro de loco motive

Un sourd-muet diplôme d’orthophonie

Comme un pourliche à la boniche

Avec la photocopie d’un faux billet de monopoly

Alors je pète une 8.6

Et je roule un petit spliff de weed suisse

La tête dans le caisson

Je me cale à fond

La zic triste

Du nouveau MC que je kiffe

Et sur repeat jе clique

Si j’ai pas saisi ce qui se dit

Jе suis trop guédro, Trop Accro

Y me faut ma dose de bon son

2h au quotidien c’est environ ma conso

Élevage de couplets nourris aux craintes

Trissylabiques dans mon laboratoire

Le langage soutenu, souillé

Par un argot des plus bâtards

Moi je vais direct aux vers sombres

Quand ma vie c’est vers ça qu’elle tend

Flow patate quand j’ai le power

Quand l’envie me prend de saper le temps

J’ai du pot ouais

La jouissance de ma plume

Qui éjacule son encre

La feuille vierge est en manque et consentante

On me dit « tu rame »

Comme quand Meetic cherche à maquer les laids

« Ma qué nene ?»

J’ai peiné pour pas que mes textes

Soient consommés comme une plâtrée de penne

Musique de pauvres à la Zoom / pas d’assistanat

Prendre son temps

J’insiste c’est rare comme un raciste anard

Comme cramer sa Chesterfield au bar

Une « kineuton » chez les nuls

Du Monkey, la rumeur dit

Qu’on préfère de loin

Le kilo de plomb au kilo de plumes

Une plume dans la main, du plomb dans cette tête amère

J’ai fait le choix d’être sincère, de me mettre à nu

Monter sur scène la kékette à l’air

Poser du verbe tel un pied-à-terre

Sans savoir où ça me mène à termes

Et si je regarde en arrière c’est clair ce serait la même si c’était à refaire

Refrain

Vivre en freestyle au jour le shure appliquer le tarpé diem

Encore une foncedé, pffff j'arrêterais à l'énième

Entre chien et loups, du mal à de confier entre carpe et hyène

Alors on se persuade qu'on est seul et que tes affaires c'est pas les miennes

Sur nos âmes les chromatismes des parpaing déteignent

Un parfum d'éther

Le regard teint d'ébène

Artificiel est le paradis

Une free party dans le jardin d' éden

Couplet Vagabon'

Du gros son

C'est ce qui peut me sortir de ma dépression

Mon ultime thérapie, ma seule maison

Mon hérésie, ma folie, mes gros frisson

Pour le son

J'ai sacrifié mon p.e.l, ma vie de famille

J'ai plus un rond mais je suis millionnaire en mélodie

Je trompe ma femme avec Qbase et compagnie

Dans les antipop

Je postillonne ma joie, ma haine et ma colère

Pas rancunier mais la plupart du temps vénèr

Je crache sur les connards qu'on pas l'esprit ouvert

La musique que j'écoute baise les homophobes et les fachos

Nous on pratique la rime pour les mecs en air force ou en ranjo

Qui sonne le glas

C'est le Monkey Theorem

Tous contre l'état

Terroriste la guerre on mène

On est des tas

À écrire nos théories

Qui sonne le glas

Je te le dis c'est le monkey Theorem

Couplet Ekors

Inspire un air vicié, expire un air de wu tang

Éparpille maints éclats

D'un tesson de regard vert bouteille

Derrière une mèche de cheveux brun zetla (3 temps)

Putain!, je prend de l'âge, mais j'essaie d'arrêter

Le fil du temps comme garrot

L'aiguille des heures plantée dans le bras

Yeuz éclaté comme un orage d'été

Penché sur une feuille grand carreau

À calculer jusqu'où le néant s'étendra?

Je me répand dans les méandres d'un vieux sofa

Les effluves de fin de résoi guetta mes yeuz' au fat

Laisse mes pensées s'entre-déchirer en milieu sauvage

Quand les mots s'embouteille dans mon oesophage

Une jeunesse vétérante

Que les excès terrasse

Pioche un extrait d'errance

Dans la nuée d'et cætera

Gratter des textes et péra

Quand le silence est infesté par des insectes et des rats

Cette génération funambule

La regard fenêtre sur l'âme que la fume embue

La lune en vue

Quand l'asphyxie morphe ma plume en bulle

Mon grain de voix pour enrayer les rouages d'une pendule

Et le crissement du mediator sur la corde du pendu

Distille mes pétages de plomb dans l'althanor

Pas grand monde qui ce sablier digital n' haïsse

Comme un ancien qui sourit à la mort

En lui soufflant la fumée de sa gitane maïs

Et les soucis s'amassent comme la vaisselle

Pas de quoi rire dicave

Des trous de boulettes sur les ailes

Depuis que les anges consument la cire d'icare

Sativa indica

Traîner sa vie par les aisselles

Vu que c'est tellement moins facile d'y croire

Et ouais frérot, t'façon

Tous appâtés par le doute, sans dérogation

Au fond c'est drôle que l'hameçon

Rejoue la forme du putain de point d'interrogation

Chercher l'étincelle dans les regard sombres

Comme des nappe de pétrole

À force que nos droits s'étiole

Moi j'attend juste qu'on reste zen comme le kéro garçon

Comment je me sent, hein devine?

Des rayures sur les vitres de mon train de vie

Contraint de viser la lune avec des fusées de détresse

Quand leur bonheur en placebo

S'échange contre un devis

On craint le vide

Tout en rêvant de pied d'estale

Tu peut remballer tes stats'

C'est le manque d'amour qui rend détestable

Mais bon, pull up moi çà selecta

Au fond, je préfère écouter nesta

Que bouffer du temesta