Generation T

By Monkey theorem

On Yéti

Released on November 6, 2018

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On rêve d’autre chose, on augmente les doses

Allure fantôme ‘vec de grandes nevroses

On tente d’éclore dans c’décor nécrosé

Avoir gain de cause avec nos vies low cost

Psychotropes et regard de braise

Cristaux de coke sous la carte de cred’

Planqué dans le virtuel

Pendant que des algorithmes te regardent de près

On kiffe l’еxcès, système D

Pic de stress, dispеrsés

Junk food, neuro marketing

Y’a qu’de la came a becter, tout est synthétique

Vapeurs toxiques, canicule, micro particules

Quelques taffes en échange d’un peu d’altitude

Quand le quotidien titube

En nocturnes habitudes, nos vie s’articulent

Que du prêt-à-penser, opinions toutes faites

Comment veux-tu qu’on s’écoute nous même ?

On est comme endormis, planqués sous nos couettes douillettes

Pendant que ceux qui nous gouvernent nous baisent

On rêve de pez’, d’être célèbre, de percer

Vu qu’on passe not’ temps à se défier, se tester

Se comparer sans cesse aux reste des pingus

Ceux qui crêchent comme toi dans un 2 pièces qu’empeste

Vie de cleb’s en laisse, te réveille l’esprit lesté

Quand le stress te pèse mais qu’tu le laisse te becter

On s’défonce à perdre pied comme si on s’détestait

Entre le sexe, les excès et les tests MST

Peur de n’être que personne tes repères se perdent

C’est de manière perverse que tu passes tes nerfs, presque dead

Empoisonné par un taf qui épuise, un boss aigri

Une caisse à cred’, et un sommeil en basse def

On pousse hors sol, Tous conformes

Le réel se consume et le présent se consomme

Avant de perdre pied, paumé dans le cloud

Dis moi, quelle est la limite qu’on se donne ?

La génération de Tchernobyl voit l’avenir comme un nuage gris (bah oui)

Pas de leitmotiv, voit le verre d’eau vide en rêvant tsunami (bah oui)

(x2)

Tu rêves d’autre chose, pendant l'heure de pause

Allure fantôme comme une tof’ longue pose

Rêve d’autre part quand les portes sont closes

En mettant des pièces jaunes dans un cochon rose

Le moral en éclipse solaire

Tu pars au taf, stick au bec pour un SMIC horaire

Mettre sa colère en sourdine ça rend bipolaire

Tes sourires ont des sous titres qui disent « nique ta mère ! »

Dépense ta maille, dans c’te grande pagaille

En escadrille d’caddie dans un Auchan d’bataille

Dors ! comme la poule aux oeufs quand ses grandes d'racailles

Donnent ! Que de la poudre au yeux, puis nous tendent la paille

Pendant qu'ils te baisent jump en parachute doré

T’espère juste que tes heures sup’ seront majorées

D'puis qu’on marche à la baguette comme des majorettes

Sous les pavés tu n’vois plus que des plages horaires

Ceux qui décident signent des feuilles de présence

En souriant tant qu’l’Orient pleure de l’essence

Élèvent des barricades autour de nos enclos

Cas ou des kamikazes s'éclatent en sanglot

À l’heure ou des barbus en camtar’ font des strikes

Les nouveaux Narcisse, s’noient dans des likes

Et pour s’doigter l’estime sur clavier azerty

Font des combats d'escrime à la perche à selfie

On vit dans une époque fantastique

Glaçons dans l’pastis

On observe la fonte de l’antarctique

Sur écran tactile

Quand y’aura plus qu’de l’eau et des continents d’plastique

L’humanité captera qu’on ne mange pas l’fric

Vent d'panique

Quand tout pétera, restera que les cafards et les 3310

Saumon nucléaire dans tes rice noodles

Attends la fin du monde, ça vaudra l’coup d’oeil

Qui est le plus fou celui qui s’parle tout seul ?

Ou celui qui cherche des réponses dans la barre google ?

La génération de Tchernobyl voit l’avenir comme un nuage gris (bah oui)

Pas de leitmotiv, voit le verre d’eau vide en rêvant tsunami (bah oui)

(x2)

Cristaux de coke sous la carte de cred’

Psychotropes et regard de braise

Cristaux de coke sous la carte de cred’

Psychotropes et regard de braise