Released on May 11, 2013

Thumbnail

Couplet Kasper

Réveil baveux

La morve au nez, la gorge ligotée

Poumons crasseux

Le corps estropié, le crâne pilonné

Je file à l’évier, handicapé

Du mal à piloter

Une sale colique anodine

Mon bide a mijoté

Un de ces matins

Sans l’ami Ricoré

Quand la conscience me sort du lit

Venant me rire au nez

En bref ! Un levé tard de fêtard

Avec en petit déjeuner

Café noir pétard

Un rab de riz au lait

Le regard vide, collé

Sur l’écran bariolé

De cette sale télé made in Corée

Hier ? Encore à picoler

J’en prends de la graine ok

Mais chaque fois il y a les remords qui viennent tout picorer

Eh mec je suis si rodé

Pété à quoi que ce soit

Pas là pour siroter

Il s’agit boire sans soif

Et ce jusqu’à ce que la

Cirrhose éclate le foie

“I got the funk”

Chaque fois le même refrain !!!!

Mais le lendemain t’inquiète je fais moins le malin

Je t’ai fait le dessin

Pour que tu capte a quel point ça m’atteint

Tu lâche une addiction et un autre revient

Malédiction d’un putain sagouin !

La gourmandise me bouffe

Comme un casse dalle en gardave

Car faire la bringue c’est

S’épuiser la carcasse

En toute humilité

Mon rap c’est mon pare balles

Huit mille idées, 8 mm

A puiser dans mon cartable

Quand je suis d’humeur

Pas très loquace

Le cerveau s’astique

Et se soulage

Par la même occase

La déprime une manie trop « Has been »

Car si mes peines m’inspirent

En faire une force c’est à quoi j’aspire

Etre seul en vrai

Putain ce que ça m’effraie

Car à l’heure d’encaisser ben c’est tout à mes frais

Je sens que le mal est fait

Un cœur fossilisé par la défaite

Peut être endurci

Reste l’âme est frêle

Cette expérience a dénaturé l’être

Et yo ! dis moi ça donne quoi ?

« L’Ekors est surépaisse frère »

Il y a des jours

Où je m’y habituerais presque

Et d’autres où je désinfecte à l’alcool

Car la blessure est fraiche

Couplet Ekors

Encore un de ces soir ou ma cécité foire

Sûrement trop net

Vu que se foncedé pour être honnête

C'est éviter de voir

Je trouve cette rime à trois heures et quart

Mais je vais pas crier eurêka

Pour toutes mes idées noires

Pourquoi je n'écris qu'au bord du vide comme si je poussais mon rap à choir

Ben c'est qu' au fond t'as pas le choix

Tu crache ce que t'as coincé dans la mâchoire

Faut pas croire que je me force à faire du rap de rabat-joie

À l'écrit je m' auto diagnostique

Je suis qu'un quidam caustique

Qui retournerait bien piquer une tête dans le liquide amniotique

À 20000 lieue sous l'amertume, duper' sans carte nautique

Parfois je me dit qu'on est absent et que c'est seulement l'ennui qui crame nos stick

Pourquoi j'ai pas l'air bien portant?

Hein poto? j'invente les nuage dans un beau temps?

Au fond rien d'important

Je parle de tout de rien et au fond de pas grand chose

Pas de balnave accrocheuse

Mais quand je suis à cran je pose

Eh ouais mon gars je transpose

Mon putain de spleen en la mineur

Mort-pilot sous un luminaire

En délit flagrant de prose

J'avale du rap en dose

Quand je sais pas sur quel pied danser comme les flamands rose

Élève à l'école de la vie maintenant je récite ma leçon

Je coince quelques bouts de folie humaine entre mes respirations

Je met ma vie sur amortisseur pour atténuer les mauvaises vibrations

Quand y'a la fuite au bout de la ligne j'essaie d'esquive l'hameçon

Parfois je mort à l'appât

Quand j'ai le moral à pic

Égaré entre ici, la bas

À chercher une" boussole dans le sous-sol de mes trisyllabiques

J' explore les limbes de la pensée

Sa faune et sa flore

Une colonie de cafard planqué

Sous chaque métaphore

Met ça fort, essaie d'abord de décrypter ce que j'élabore

Je touche moins souvent le fond depuis que j'y met la forme