C’est pour

By Melan

On La Vingtaine

Released on November 4, 2015

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[Melan]

C'est pour ce gosse qui voit plus loin qu'le paysage

Qui dans ses rêves décolle, se fait chambrer à l'école pour une histoire de métissage

C'est pour ce père de famille qui voit naitre un sourire précoce

Qui change de vie et qui part tard pour pouvoir nourrir ses gosses

Pour ceux qui se sont trompés, connaissent l'amour et sa trempe

Pour ceux qui fument comme des pompiers, qui savent que la mort les attendent

C'est pour c't'ado qui pensait qu'tout est drôle

Et qu'a fini par caner à force de vouloir tester toutes les drogues

Ceux qu'on pas d'identité, qui s'battent à la vie à la mort

Pour les darons qui doivent identifier leur fille ou leur fils à la morgue

Ceux qui ouvrent une épicerie pour couvrir leurs ventes

Imagine le nombre de gens qui dealent pour nourrir leur ventre

C'est pour ceux qui savent c'qui s'cache derrière leur conflits sombres

Qui baisent l'insigne, qu'on des principes, s'arrachent pour leurs convictions

Ceux qui sont paro, qui quand sont trop mal tisent

Qui connaissent les barreaux d'la tristesse quand le business pousse au traumatisme

C'est pour cette étudiante qui pour du cash racole

Pour les vécus percutants qui perdent du temps, qui s'cachent derrière l'alcool

Pour ceux qui pensent qu'ils n'ont pas l'air capable (C'est faux!)

Pour les frères qui s'aident, lâchent leur canap le jour où t'es en galère d'appart

C'est pour cette femme qui d'un amour féroce s'acharne

Un p'tit gabarit qu'a pas d'mari avec 4 gosses à charge

A l'heure où l'vice et la vertu s'heurtent et s'apparentent

De tout cœur c'est pour ces potes d'enfance qu'ont perdu leurs parents

Y'a ceux qui trouvent l'amour, y'a ceux qui trouvent la mort

Y'a ceux qui couvent la vie, ceux qui la bouffent ceux qui la mordent

Y'a ceux qui pour vivre comme vous prennent pour dix ans fermes

Loin d'êtres fous, y'a ceux qu'on un cerveau et ceux qui s'en servent


[Refrain - 10Vers]

A nos chacals, nos frères

Nos bâtards, nos pères

A ceux qui ragent, qui crachent

A tous ceux qui partagent nos peines

A nos mères pudiques, notre cher public

A toute cette force qui s'reflète dans chaque pupille d'ceux qui acclament nos 16

A nos chacals, nos frères

Nos bâtards, nos pères

A ceux qui ragent, qui crachent

A tous ceux qui partagent nos peines

A nos mères pudiques, notre cher public

Dites leur que les miens m'suffisent, que la rage s'éteint quand nos pages sont pleines


[Anton Serra]

C'est pour celle, qui a vu son fils unique partir à tout jamais

Histoire de fric, de jalousie, brisant le nid d'un doux chalet

C'est pour celui qu'esquive, quand la rue est sous ricard

Démuni, ayant comme seule arme la vue d'un suricate

Pour celle qui ne dérange en aucun cas

A part ses fesses qu'encaissent sans moufter, devant les casseroles séquestrée par ses frères

Celui qui jette son fric, enivré d'aucune passion

Ayant comme seul chef celui de ses inculpations

Celui qui pète son stick toute l'aprem sur logiciel

En mode autiste, pour l'bonheur de nos oreilles, ne voit pas le joli ciel

A celles qui mettent en selle nos rêves, nos pieds à l'étriers

Sans elles, pas d'galop, mais l'allure du pas d'un équidé

Trop d'idées dans ma tête trottent attristées pour ce monde

Non seulement pour mes futurs gones si ce jour se montre

C'est pour celui en bleu de travail sans super costard

Ex taulard, sur la bonne voie d'une névralgie intercostale

A celui qui tutoie la faillite, qu'a de grands faillis

Talonnait, les pas biens périlleux de Rédoine Faïd

Celui qui tend la main au pied d'un guichet BNP

Celui qui ne voit rien mais bien trop voyeur d'vant la TNT

C'est pour ce petit flemmard qui débarrasse jamais sa table

Mais le fait chez les autres, et pour moins que ça certain permet sa tarte

A cette jeunesse d'à peine 20 ans et tant d'antécédents

Comment croquer la vie quand la drogue a prit le temps d'oter ses dents?

Y'à ceux qui cherchent la merde et qui la trouvent alors

Y'a ceux qui kiffent la vie, ceux qui la perdent ceux qui l'adorent

C'est pour les mots qu'j'aurais du dire et arrondir les angles

Même si le silence gène allons laissons venir les anges


[Refrain - 10Vers]

A nos chacals, nos frères

Nos bâtards, nos pères

A ceux qui ragent, qui crachent

A tous ceux qui partagent nos peines

A nos mères pudiques, notre cher public

A toute cette force qui s'reflète dans chaque pupille d'ceux qui acclament nos 16

A nos chacals, nos frères

Nos bâtards, nos pères

A ceux qui ragent, qui crachent

A tous ceux qui partagent nos peines

A nos mères pudiques, notre cher public

Dites leur que les miens m'suffisent, que la rage s'éteint quand nos pages sont pleines


[Demi Portion]

C'est pour tous ceux qui charbonnent cous'

Pour ceux qui crient au secours

Ceux qui évitent les secousses

Ceux qui opèrent en douce

A cette maman qui te parle plus

Ce papa que tu fait peine

Toute cette rage que t'évacue

Jusqu'au jour où tu vas t'perdre

Ceux qui n'voient même plus les règles

Ni les traces de la limite

Avoir le plus de billets verts ne fera pas vivre à l'infini

Ceux qui t'font mal au cerveau jusqu'à t'vendre du doliprane

La blanche n'est plus pour les riches, maintenant c'est devenu légal

Ceux qui perdent plus qu'ils en gagnent

Bosse plus, mourira jeune

S'tuer pour 10 balles à l'heure

Écrire l'avenir à l'effaceur

Pour ceux qui s'battent sans avoir peur

Parler sans devoir se taire

A cette fille qui pleure tout l'temps, qui tombe autant d'gouttes qu'en hiver

A tout ceux qui enrichissent la guerre sans avoir senti un cadavre

Demande à Koma, on est déçus dès qu'elle retire son maquillage

Fuck Kylie Minaj, ptetre la seule fois où j'suis bilingue

Pour ceux qui sont drogués au son, qui n'ont pas senti la seringue


[Refrain - 10Vers]

A nos chacals, nos frères

Nos batards, nos pères

A ceux qui ragent, qui crachent

A tous ceux qui partagent nos peines

A nos mères pudiques, notre cher public

A toute cette force qui s'reflète dans chaque pupille d'ceux qui acclament nos 16

A nos chacals, nos frères

Nos batards, nos pères

A ceux qui ragent, qui crachent

A tous ceux qui partagent nos peines

A nos mères pudiques, notre cher public

Dites leur que les miens m'suffisent, que la rage s'éteint quand nos pages sont pleines