Released on August 28, 2015

5K Views

Thumbnail

[Couplet 1]

Tel un synesthète, j'mets des couleurs dans ma musique

Elle est triste, elle est glauque, elle est un slow dans un bal d'usine

Drôle, dans un bar, j'urine et songe que ma part du rêve

En est peut-être l'échec et ronge une part de fiel

Curares de la symétrie des villes, le monde est parallèle

À cet instant précis, un génocide approche en caravelle

Caramel de l'enfance fondant sous la dent du Temps

Ta Javel ne nettoie rien des traces qu'on recrache en luttant

La jeunesse n'a plus d'racines, elle est née sous X

Finira bouffie et pleine d'acide façon Jimmy Hendrix

Le monde du père s'effondre quand les fils font irruption

Tout tombera à l'eau quand ils verront les fils de l'illusion

Espoir d'un cafard sublime perdu dans une rue sordide

Éponge d'un regard subtil l'étendue d'une vie hors beat

Ce contexte n'est que Newton pourrissant sous l'arbre

Ma poésie : le fruit des cris d'un mugissant soûlard


[Refrain]

Où sont passés nos parcs ? Où sont passés nos cars ?

Où sont passés nos samedis aprem à trainer tard ?

Où sont passés nos espoirs de gosses, nos rêves naïfs ?

Où sont passées nos promesses de profiter d'la ie-v ?

Où sont passés les autres ? Où sont passés les nôtres ?

Où sont passés les potes perdus en route ? Sont-ils heureux ?

Où sont passés nos morts ? Où sont passés nos torts ?

Où sont passés les décors plein d'or de la jeunesse ?


[Pont]

Eaux fortes de Jean-Etienne Nasal

Eaux fortes de Jean-Etienne Nasal

Eaux fortes, le parfum de la jeunesse

Non, je peux faire mieux


[Couplet 2]

Tel un synesthète, j'mets des couleurs dans ma musique

Elle est triste, elle est glauque, elle est un slow dans un bal d'usine

Drôle, dans un bar, j'urine et songe que ma part du rêve

En est peut-être l'échec et ronge une part de fiel

Blues dans la gorge, le millénaire traverse des couloirs ivre

La nostalgie en Louboutin sur des boulevards vides

Vestiges de rampes plein ciel, tremble à temps partiels

Tant l'élan est lent et l'or brille pour cent par siècle

Allez, allonge ton âme dans des ginsengs tels

Que les chrysanthèmes fânent si tôt qu'ma poigne écrit sans thème

Plus jamais aigri sans elle, nan, j'réclamerai plus cent ailes

Le Fil d'Ariane s'échappe du pull de Dieu et puis s'emmêle

Les jeunes, qu'est-ce qu'ils s'en mettent

Au fond, qu'est-ce qu'ils s'emmerdent

Tous auto-détruis aussi vrai que le pays s'endette

Épuise des vies en traître quand on dérive en fait

Ils toucheront pas l'enclume d'idées que j'me suis mise en tête

Jette des étincelles sur l'essence des choses

Serrures et pensées closes finiraient toutes en tes proses

Pour quand les heures écloses avant d'achever l'procès

En attendant l'ivresse ultime vient se décanter l'rosé