Cerbère

By LLR

On Genesse

Released on February 9, 2016

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[LLR]

Le sentiment

D'rater tout ce que j'entreprend

A n'importe qui je m'en prend

Je me consume lentement

L'impression d'être incompris

La pression ne me réussit

Pas, actuellement, qu'une envie

Promptement, m'barrer d’ici

Je détruis tout c'qui se trouve autour de moi

J'n'ai plus confiance en quoi qu'ce soit

J'me sens sans cesse agressé

Cassez-vous arrêtez d'me presser

J'recule devant rien, jamais je n'renonce

Des torts j'en ai plein, en eux je m'enfonce

Profondément, pointe le doigt sur la plaie

B'soin d’aide, mais trop fier pour appeler

J'ressens un grand vide, une grande solitude

Des pleurs comme à mon habitude

J'médite sur ce que j'ai accompli depuis petit

Obsolète, le stress m'envahit couché sur mon lit

Dans un miroir, me regarde droit dans les yeux

Me dit qu'je dois faire de mon mieux

À croire qu'mon mieux n’est pas bon

Pourtant j'vous jure que j'ai un bon fond

N'importe quand, comportement, parsemé d'emportements

Autant en emporte le vent, clairsemé de pensées fortement

Indécentes, tentent de me faire un dessin

De la descente qui s'avance sur mon chemin

Remonté, si j'fonce tête baissée dans l'mur, on l'verra bien

Rien n'vaut l'expérience, nuque raide tête dure, donc, ça m'fera rien

Prêt à tout pour une justice, trouve punitions suspicieuses

Mon vœux, oublie St Sulpice, stop aux supplices pernicieux

Aboie comme Cerbère, loin d'un réverbère

Fais du mal autour de moi, quand vais-je me faire taire ?

Trop loin pour pouvoir renoncer, rance et insensé

Les sourcils froncé, le soucis de pouvoir me poncer

J'veux agir, comme un homme, un sage

Qui soit libre en somme, dommage

Tel un enfant, besoin d'attention

De reconnaissance à mon intention

Besoin des autres, je marche à l'affectif

Est-ce que pour eux je suis nocif ?

Comme si tout seul j'n'arrivais pas à m'prendre en main

Je remets toujours tout au lendemain

Pourtant j'ai tout pour réussir

Du potentiel, qui sert au pire

Je me sens mal, aussi bien par rapport à moi

Qu'au monde qui m'entoure, la vie du grand n'importe quoi

Il est vrai, que jamais je ne te serre

Dans mes bras, que je te dis qu tu es mer-

Veilleuse, rien à faire

J'arrive pas à l'montrer, ça m'met sur les nerfs

Aigri comme un sexagénaire

Quand j'exagère, je sais ce que ça génère

Dégénère, j'me perds

Toujours eu ma reconnaissance, de toi j'en suis fier

Pudique, nul en cadeaux, pour ça que je n'gère

Pas parfois cette relation, sans commentaire

À chaque fois que, je te fais vivre un enfer

Qu'une envie, qu'on m'enterre