Released on May 2, 2006

Thumbnail

[LIM & Sirène]

Eh ouais ! v’la quelques mesures en guise d’orage

Sirène, Triple Violence Urbaine 

Moi, j’rêve de prendre le proc en otage 

Genre ligotage, déculottage, puis l’prendre dans une cage 

Les murs sont peints en gris, la couleur salit les mains 

Que veux tu de ce pays, où on évite son voisin 

Qualifiés de sauvages depuis la scolarité 

En vérité nos vies ne sont qu’dérapages 


[Couplet 1 Sirène]

Dans la ville résonnent, les relans d’une sirène 

Violence urbaine qui assomme les familles à leur réveil 

J’te parle de choses réelles, ici le mal s’étend 

Ton univers entrecoupé par ma vision du néant 

La vie est dure, frangin, pour ceux qui veulent des repères 

La violence éteint le refrain que les jeunes reprennent en chœur 

Génération, pleine d’aigreur qui fume le shit chaque jour 

Mes achats pesés au gramme, mes accidents de parcours 

C’est difficile d’y voir clair mais n'y perd pas la tête

La rue a prêté ses trottoirs à des vendeurs en survet’ 

Une France en bordel, aux insoumis en manque tout 

Le RMI, les APL et les critiques qui rendent fou 

Panel de ressentiments, la rue a ça dans le cœur 

Là-bas certains font de l’argent sans même connaître le bonheur 

(Sirène)

Le bruit qui t’affole 

Te gueule du son en seize neuvième, fais péter l’alcool 


[Refrain LIM]

Eh ouais ! v’la quelques mesures en guise d’orage

Métèque y a pas d’censures car on s’en fou de leurs outrages 

Moi, j’rêve de prendre le prêtre en otage 

Genre ligotage, déculottage, puis l’prendre dans une cage 

J’ai pas b’soin d’être un mage pour savoir qu’on a mauvaise image 

Dommage qu’on soit loin d’être sages 

Qualifiés de sauvages depuis la scolarité 

En vérité nos vies ne sont qu’dérapages 


[Couplet 2 Sirène]

Sirène est l’ombre de moi-même, aussi bruyante qu’un crime 

Des hurlements d’une agression, l’indifférence des te-shmi 

L’étiquette collée à la peau, les mêmes jeunes restent recalés 

Le siècle fait froid dans le dos, génération en vitres brisées 

Cousin, savais-tu que beaucoup mourraient déçus par la vie 

Les gens sont devenus jaloux, le manque d’argent les détruit 

Mieux vaut surveiller ta sœur car le climat est hardcore 

Les communautés se resserrent, l’Etat boycotte le foulard 

La réalité se fait dure mais vas-y, mec, respire 

Certains se shoutent à la piqûre et disent y prendre du plaisir 

Sirène, la description d’un monde imparfait 

L’alcool comme défouloir, défonce les keufs paresseux 

A l’heure où s’écroulent les tours, bien d’autres choses à penser 

C’est le même vide, chaque jour, qui nous pousse à nous défoncer 

Sirène, voici mon avertissement 

Là où les murs ont de la peine, la violence urbaine s’étend 


[Refrain LIM]

Eh ouais ! v’la quelques mesures en guise d’orage

Métek, y a pas d’censures car on s’en fou de leurs outrages 

Moi, j’rêve de prendre le prêtre en otage 

Genre ligotage, déculottage, puis l’prendre dans une cage 

J’ai pas b’soin d’être un mage pour savoir qu’on a mauvaise image 

Dommage qu’on soit loin d’être sages 

Qualifiés de sauvages depuis la scolarité 

En vérité nos vies ne sont qu’dérapages 

Eh, dans ma rue, fréro, c’est l’carnage

En plus les shmits jouent les super héros dans les barrages 

J’ai la rage comme toi 

Alors kho, lèves ton troisième doigt 

C’coup-ci, c’est LIM, Sirène 

Sur Triple Violence Urbaine 

Et représente les frères qui traînent dans nos halls, partout, toute les villes

Pour tous les galériens 

Fréro, c’est pour les anciens du terrain 

Ceux qui foutent la merde, comme d’habitude 

Ouais, ouais, ouais, ouais