[Paroles de "Rage"]
[Intro]
Hey, on m'entend ou pas ?
C'est bon ? ok
Ca va vous ?
Toujours la pêche ?
Oh moi tu sais, toujours la rage hein (rire)
[Couplet unique]
Ouais posé devant l'ordi
Encore et toujours
Autour de moi ça parle d'amour
Et je sais même pas de quoi parler
Car j'ai déjà évoqué tous les sujets
Franchement je me fais chier
Et mon calvaire ne fait que commencer (rire)
Je les entends parler dans mon dos
Frérot ce sont des animaux
Un putain de zoo
Sans mon frère je suis perdu
Dans ma tête c'est un sudoku
Je calcule même plus les chiffres
Car tout devient un risque
Franchement je suis comme l'agence
Je sais plus quoi faire de mon argent
Alors j’économise pour des causes plus nobles
Et je tire sur la tise comme un vignoble
Plus rien ne va tout le monde me ment
Ma vie prend un sacré tournant
Je pense à tous ceux qui sont partis
Je pense déjà au prochain lundi
J'ai toujours pas d'apriori
Nique la vie c'est trop despi
Je suis ni un schalg ni un zebi
Ça parle bien mais leur gestes font mal
Un jour je prendrais ma malle
Mes paroles sont cohérentes
Comme quand tu plantes une tente
J'attends mon père et son Audi
Fuck la grève et ses accidents
J'emmerde les pays d'occident
Tout ça devient vraiment barbant
En plus c'est l'hiver donc tout est blanc
Fuck le père Noël sponso par Coca
Fuck tous ces camés qui attendent leur coke ah
Tout cela m'effraie donc je m'exile
Lidoryc
J'ai la trique je crois
La rage au ventre, sur une instru chill
On marche sur la tête (tête)
Référence au morceau d'avant qui s'appelle “Philo”.
Et pour dire aussi que la vie c'est de la philosophie en continu.
Petit jeu de mot drôle car les rappeurs font souvent la promo des Audi et notamment de la TT quand ils ont percé.
Mais moi je roulais déjà en Audi TT (celle de mon père) sans avoir percé dans le rap.
Je fais une référence à la ville de Lille ici car un de mes meilleurs amis venait de partir vivre la bas.
Mais en vrai, jamais de la vie j'habite dans le Nord.
Sud-ouest attitude ici !
Lidoryc dénonce ici l’image moderne du Père Noël, largement popularisée par Coca-Cola dans les années 1930.
Cette version du Père Noël, avec son manteau rouge et sa barbe blanche, est devenue un symbole mondial, mais elle est aussi associée à la consommation de masse.
En disant “Fuck le père Noël”, il critique l’exploitation commerciale de cette figure censée incarner la magie et le partage.
Il rejette l’idée que Noël soit avant tout une fête de la consommation, alimentée par des multinationales comme Coca-Cola.
Lidoryc exprime ici un mépris ou une lassitude face aux toxicomanes dépendants à la cocaïne.
L’idée d’"attendre leur coke" suggère une forme d’impuissance, de soumission à l’addiction.
Cette ligne peut aussi pointer du doigt une réalité urbaine où la drogue est omniprésente.
Il met en lumière le contraste entre ceux qui sont dépendants et ceux qui refusent de tomber dans ce cercle vicieux.
Juste avant, il mentionnait “le Père Noël sponso par Coca”. Ici, “coke” peut aussi être une référence ironique à Coca-Cola, renforçant l’idée que tout est une question d’addiction, qu’elle soit légale (boissons sucrées, marketing) ou illégale (drogues dures).
J'attendais mon père qui devait venir me chercher au lycée dans son Audi TT grise.
Mais il avait une heure de retard, du coup j'ai gratté un texte.
“Schlag” est un terme argotique qui désigne quelqu'un de négligé, souvent associé à la galère ou à la misère.
“Zebi” est un mot issu du verlan et de l'arabe, souvent utilisé de manière vulgaire mais qui peut aussi signifier quelqu'un de ridicule ou insignifiant.
Lidoryc affirme ainsi qu'il refuse ces deux identités extrêmes, qu’il ne veut être ni un perdant ni un clown.