Appendice(s)

By Kalhex

On Kalhex

Released on March 15, 2010

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[Couplet 1: Le Makizar]

Depuis l'âge du berceau croyant

J'avoue que jadis je croyais

Que nous implorions le Christ au pied de nos lits

Avec une bible

Que nous étions tous identiques et conquis des mêmes éthiques

Mais le monde étant immense

Bien qu'identique, Dieu ne fut pas unique

Son existence fût bien la même sous d'autres titres

Des pitres ont dû troquer leur foi contre du fric

Et d'autres ont troqué la leur au labo scientifique

Espérant un jour rivaliser avec l'unique

Sombres et pathétiques, les plus fous la revendiquent

Nous libérant du mal commis à la bombe atomique

C'est comique mais un peu plus tragique que dans les comics

Y a tant d'excès et tout un peuple qu'on ne cesse d'indexer

C'est ainsi qu'on s'asphyxie d'intox dans notre galaxie

Accès sur l'ignorance de l'Homme depuis des décennies

[Refrain] (x4)

On ne croit plus en rien ne jure que par le court des coûts

Perdus dans la cour des grands on traduit le dégoût en langage des coups


[Couplet 2: Parental]

L'école nous donne des clefs qui n'ouvrent aucune serrure

Nous apprend à nous taire et qu'une vie sans rancune c'est dur...

Marre de voir sévir l'espoir, mais l'ignorer c'est pire !

L'ignorer c'est vivre dans le noir, perdu dans le désert c'est délaisser ses vivres

Ligoter nos pères pour éviter une réaction assez vive c'est ce qu'ils se sont délecté à faire

Mais à terme impossible qu'on la ferme même à terre

Rongés de l'intérieur c'est nos maux qu'on donne à mater

Faut dire qu'il y a matière à déblatérer, des pavés à déplacer et blocs à spiral qui nous font léviter

Le menu paraissait simple : tracer sa voie et savoir rester humble

Mais priver d'arme, on est comme l'Amazonie privée d'arbres

Pris dans les branches du passé on en a payé le prix en larmes

J'ai peur d'elles et du manque mais ils régissent nos vies et je le sais éperdument

Ne me dis pas que tu ne comprends pas car je saurais que tu mens

[Refrain] (x4)


[Couplet 3: Lex (de Kalhex)]

Les discours s'engouffrent dans le vide laissé par nos silences

J'écris entre les lignes, esprit blessé qui contamine en freelance

Ils pensent que le stress s'effrite mais leur espoir s'effile

Cherchent une solution dans leur effigie sur une pièce car le pouvoir suffit

Et dans ce jeu de pile ou face je mise sur la tranche

Protège tes abdos si ca te chante mais ils visent la tempe, vise la trempe

Qu'ils nous mettent en nous vendant l'attente...

Rassemblement de mélancoliques anonymes ou messe pour les pèlerins cathodiques :

Choisis ton camps!

Bien longtemps que les gosses ont recraché l‘hostie et croqué dans le sein

De leur mère, les nerfs lâchent et enterrer la hache énerve

La masse génère si peu de repère qu'à présent le rêve est nécessaire

Le spectateur est sans domicile fixe car le spectacle est partout

Eparpillé par touches et pas torpillé par tous car la plupart s'y fie. Rien ne se clarifie

Chaque chose renvoie à trop de signes pour comprendre les enjeux de cette époque

Depuis que c'est les nouvelles technologies qui ont fixé le champ de vision

Peut être que demain on se verra même plus pisser...

En attendant siroter les restes du monde c'est le pied, vive les homicides !

Tu peux enjamber le bétail en restant à ton domicile mais fait gaffe

Car le pixel ne fait pas dans le détail

Ce n'est pas un saut d'humeur ni même une rumeur

Les croyances évoluent et décalent avec elles les valeurs

Et comme ici on s'engueule même pour la chanson

On arrivera peut être à ce jour où quelqu'un tuera en son nom...