Released on February 1, 2003

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[Couplet 1: OGB]

Pour commencer, j'emmerde les nouveaux riches qui font pas mieux qu’leurs aînés

Le "A" d'abrutissant, d'assourdissant, t’a contaminé

Ils ont craché sur toi, traîné ta culture dans la merde

Et t'as mieux trouvé que fréquenter leurs soirées d'merde

Ces ennemis devenus amis te conseillent d'investir

T'as du temps à rattraper, tu préfères te divertir

L'argent, le fric, l'oseille, la tune, le pognon

Voilà maintenant dix ans que sur ce thème j'change pas d’opinion

Tellement survécu avec peu qu’j'en demande pas beaucoup

Même pas, avoue qu’j'voulais en prendre à ceux qu'en avaient beaucoup

J'ai l’envie d'avoir envie sans pour autant t'en informer

À chaque escroquerie sa trahison, des mecs enfermés

Au diable ça s'attouche et ça à n'importe quel âge

La vie devient hold-up, qu'tu veuilles ou pas t'es son otage

Après, tout l'monde en parle et pense ça n'arrive pas qu'aux autres

J'ai l'impression d'm'aider quand j'réponds à l'aide des autres

L'argent c'est arrangeant mais pour les autres c'est dérangeant

Pour ça, l'argent intelligent surtout quand ça devient urgent

J'veux travailler pour répondre aux "Papa j'ai faim"

Petit best of d'la récompense un simple "Papa je t'aime"


[Refrain]

J'suis sur le périph' à plus d'trois-cents, j'vois rien mais j'double, trouble

L'hiver, la nuit, l'brouillard même en temps d'foudre

On roule, comme une caisse en feu dans la pénombre

On bombe vers la foule, on s'en fout, on s'débrouille et on déboule


[Couplet 2: Dry]

Souvent la rage au bord des yeux quand j'pense à tous ceux

Qui m'ont quitté trop tôt, les ambitieux, les casse cou gros mais trop pour l'ghetto

Vivant que de seize coups, ici c'est pire qu'à Rio

Des coups à finir sous terre, hein, sur l'terrain, ça tasse, ça brasse, ça s'enterre, hein

Ça s'terre pour les baltringues qui gèrent pas

Si t'as XXX croque ça XXX, si toi t'as l'mors, shoote ça

Moi j'ai rien promis à personne mais l'monde m'a promis ses rêves

Mais que des rêves, car ma vie un cauchemar bien qu'étant réveillé

Elle m'souhaitait toujours dans le quartier

Le dos ciblé par les chtars qui zooment nos têtes du haut des toits de la cité

Plein d'mecs excités dans mes rues, ayant les nerfs à fleur de peau, mon vécu

Trop d'chaos, trop d'paros

Putain poto faut qu'j'y voie clair

Faudrait p't-être que j'éclaire ma vie mon vieux car elle sent la mort

J'trouve le sommeil que dans les bras d'ma perle, mon cœur

Elle désamorce ma rancœur, me serre, à mon âme sœur

Me gère, même quand j'ai peur mon frère, soulage ma haine même quand j'en pleure

Désalimente ma douleur pour enfin voir le jour


[Refrain (*2)]

J'suis sur le périph' à plus d'trois-cents, j'vois rien mais j'double, trouble

L'hiver, la nuit, l'brouillard même en temps d'foudre

On roule, comme une caisse en feu dans la pénombre

On bombe vers la foule, on s'en fout, on s'débrouille et on déboule


[Couplet 3: Démon One]

J'ai du mal à y voir clair, la brouille m'a rendu la vue trouble

J'suis à fond sur le périph' à plus d'trois-cents, j'vois rien mais j'double

Dans la vie j'ai toujours foncé, maintenant j'ai l'cœur cabossé

J'ai tellement pensé que j'perds des cheveux mais j'peux pas bosser

Mec, j'suis seul au monde, comme dans l'film j'suis seul sur mon île

J'envoie des S.O.S vers la mer dans des bouteilles vides

J'ai beau attendre de l'aide mais celle-ci ne me revient jamais

La solitude me ronge sur mon visage y a des signes secrets

C'est en eaux troubles que j'navigue, j'dois lutter pour survivre

Pour moi la vie est loin d'être un long fleuve tranquille

J'ai souvent les poches trouées, j'ai la rage mais j'dis rien

Difficile dans ce contexte de dissocier le mal du bien

Dans cet océan qu'est la vie, plus d'une fois j'me suis perdu

J'ai dû sauter du navire pendant qu'il coulait sous les flots

Trop souvent j'ai été déçu, la nuit j'ne dors même plus

J'ne cesse de repenser à mes potos partis trop tôt

Le sort m'a pas épargné, je n'ai plus de larmes à verser

Mon âme s'est enrayée, chaque jour j'me bats contre mon passé

J'ai beau essayer de l'semer, mais il m'double, me distance

Sur moi fonce et j'pars en tonneaux dans tous les sens