Released on January 9, 2020

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[Paroles de "Noces"]


[Refrain]

Le monde est une cage mais on s’aimait dedans

Comme des oiseaux libres, nés pour mourir au printemps

Pendant qu’les grands d’ce monde se prenaient pour Dieu

Devant les gens heureux, nous, on se prenait pour eux

Et sur ma poitrine, tu enfonçais tes ongles

J’ai encore les traces et j’entends encore le son

Celui de ta voix quand tu disais qu’tu m’aimais

Après quelques secondes, tu ajoutais "à jamais"


[Couplet 1]

En c’moment, il pleut beaucoup, l’soleil s’lève plus trop ici

Comme coincé dans la roue, la même journée en repeat

Parfois, j’pense à toi mais parfois j’oublie

Et alors j’m’en veux parce que c’est l’seul moyen d’te faire vivre

Comme la fin d’un cycle au début d’un siècle

Certains brûlent des cierges, certains brisent des vitres

C’est un peu la même

Bons qu’à pousser des cris pendant qu’le temps nous tue

On est peu d’choses hein, comme ces phrases toutes faites qui nous bouchent la vue

On rêvait d’une petite maison pas très loin des nuages

Mais là, c’est la nouvelle saison et j’suis pas très loin du naufrage

T’apparais dans mes rêves, aussi dans mes cauchemars

J’erre entre ciel et terre, un ange avec des cocards


[Refrain]

Le monde est une cage mais on s’aimait dedans

Comme des oiseaux libres, nés pour mourir au printemps

Pendant qu’les grands d’ce monde se prenaient pour Dieu

Devant les gens heureux, nous, on se prenait pour eux

Et sur ma poitrine, tu enfonçais tes ongles

J’ai encore les traces et j’entends encore le son

Celui de ta voix quand tu disais qu’tu m’aimais

Après quelques secondes, tu ajoutais "à jamais"


[Couplet 2]

Place de la République, des clodos et des mecs tristes

J’suis dans l’deuxième camp, à atteindre la fin d’l’éclipse

Une bagarre sur le parvis

Les roses sont rouges, les violettes bleues, la vie est belle comme un parking

La tête pleine de souv’nirs d’cette vie pleine de désordre

On galérait pendant des heures comme si le ciel jetait des sorts

Fallait réapprendre à s’aimer, s’réconcilier avec son corps

Contrairement à moi, t’avais moins peur des fantômes que des hommes

Y a ces nuits où j’saute dans l’vide

Ces journées où je n’fais rien comme par peur que ça empire

Mais j’veux m'dire qu’c’était beau

J’veux m’dire qu’c’était beau


[Refrain]

Le monde est une cage mais on s’aimait dedans

Comme des oiseaux libres, nés pour mourir au printemps

Pendant qu’les grands d’ce monde se prenaient pour Dieu

Devant les gens heureux, nous, on se prenait pour eux

Et sur ma poitrine, tu enfonçais tes ongles

J’ai encore les traces et j’entends encore le son

Celui de ta voix quand tu disais qu’tu m’aimais

Après quelques secondes, tu ajoutais "à jamais"