La Magicienne

By Hopreme

Released on April 12, 2020

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Dans ce monde, la magie n’est plus

Alors je la retransmets dans ma plume

Tu sais, je vais parler de toi

Mais je pourrais parler des hommes

Ou parler de l’abandon qui me suit

Déjà petit je rêvais de magie

Mais la perte de mes racines m’assombrit

Alors c’est ma plume que j’affine

Et la vie que je taquine m’a-t-on dit

Au départ, j’avais pour rêve d’être normal

De connaître l’amour, prôner le bien sans faire du mal

Mais je t’ai vue partir et je ne suis que haine

Alors je t’écris cette lettre au dos de la carte postale

Car quand tu liras oui, je serais parti

Et je ne te jette pas la faute pour m’avoir quitté

Ce fut une histoire courte car si proche de la fatalité

Je voulais écrire de ma plume notre récit

Car mes souvenirs tapent dans ma tête

Comme ces mêmes vagues qu’on regardait se briser sur les récifs

Là où même je t’ai griffée

Sur tes collants tout effilés et j’étais jeune et con

Et je ne me rendais pas compte

Que côtoyer la plus belle femme du monde

Est un secret que j’emporterai dans la tombe

Et serais-je le plus heureux des hommes si je m’en détachais

Car c’est sans lien que l’on aspire à tout changer

Si la vie ne nous avait pas séparés, on serait parti à Syracuse

Mais je ne suis qu’un homme, et toi Vénus

Pour calmer la peine, j’invoquerai des thaumaturges

J’ai des myriades de pensées par jour

Qui remettent en question ma propre vie

Mais je sais bien qu’il n’existe qu’un amour pour mille copies

Tu vois ?

La Magicienne est pure

Pourtant mon cœur n’est pas si noir mais pas si pur

Est-ce que j’aime cette vie ? Je n’en suis pas si sûr

Marre d’être passif, oui on m’a déjà tout pris

J’revois tous nos fous rire

J’ai peur du monde qui m’entoure

Marre d’être seul, j’espère que tu crois en l’âme sœur

Car à part l’amour, moi j’pourrais rien donner

T’as déjà tous les pouvoirs, qu’est-ce que je pourrais te souhaiter ?

Dame sage qui n’a jamais de retard

En moi, tu vois comme un grand livre, mais j’ai jamais tourné la page

En fait je lis ton regard

J’aimerais t’enlacer, que ce soit dans les flammes ou dans la pluie

Car là où il y a une femme, il y a de la magie

C’est la manie des hommes oui, qui ne mesurent pas leur chance

Toujours férus d’impatience

Je sais que, pour toi, je ne suis qu’un philanthrope

Mais tu possèdes ma vie encore

Crois-moi, cruel quand je l’ai compris mais pire sot

C’est notre amour que je vise en tort

Oui, j’aimerais te serrer dans mes bras, mais pour l’instant

Tu n’es que l’illusion d’une autre

Simple pensée pure, qui résonne dans mon tympan

Tu n’es la bête mais pourtant j’en suis l’hôte

Et je te laisserai faire, oui car pour toi

Je pourrais mourir pour un autre

Et si je pars, je ne rejetterai pas la faute

Car la fleur fane, et j’en suis son gardien

Oui comme Ban, je prends les cœurs mais ne veux que le tien

Triste à dire, mais de la haine j’en suis le praticien

Si tu es la Magicienne, alors je veux être le Magicien…