Released on November 28, 2016

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[Couplet 1 : Eden Dillinger]

Rorschach

Masque d'apparat comme pour les tribus africaines

Ce soir tu feras croire que tu possèdes les thunes de Bill Gates

Il t'fait te sentir mieux, peut-être un Qashqai

Dans cette jungle parisienne qui ne joue pas à cache-cache

C'est ton pare-balles au pied du mur de grands immeubles

La vérité blesse et tu ne connais que des francs tireurs

Donc tu te caches dehors, donc tu galbes le torse

Tu portes le masque jusqu'au jour où le masque te porte

Tu aimerais vivre ta vie, mais avec tu cours à côté

Car plus le secret est grand, plus il est lourd à porter

Pour la monnaie et ses habits, on manie son image puis on finit par être trahi

Et bah oui, à découvert des habits jusqu'aux boyaux

Ébahit, quand ça arrive on s'haït et baille

C'que j'ai sur le coeur c'est une fissure, je l'accepte

Frère à ma panoplie de masques, il me manque une figure paternelle

La commedia dell'arte, au complet dans mon regard, une salle vide, un parchemin, tu y veras des formes, figure paternelle, très peu d'allégresse


[Couplet 2 : LecHad]

Collé par les aspects, le masque tient

Mon visage se teint, là j'deviens un Arlequin

La commedia dell'arte au complet dans mon regard

Une salle vide, un parchemin qu'un monstre garde

Tu y verras des formes, y devineras des traits

Beaucoup d'anecdotes et très peu d'allégresse

C'est stupide, j'ai plus d'vie, et tu m'dis qu'un choc s'efface

J'ai subis, j'suis surpris, d'avoir encore des larmes

Quand t'as vu la mort, tes choix se limitent à porter l'masque

Ou à te sauter l'crâne... pas de chrysanthèmes

Depuis sa mise en bière j'suis d'abord devenu fou puis

J'ai planqué mes souvenirs dans ce coffret crade

Dans l'encre et l'écriture croise mon reflet de clown

Le fait qu'je doute est ma seule certitude

Et puisque t'écoutes tout ça, mon masque s'ébrèche

J'suis jamais le même, mais je suis toujours moi


[Couplet 3 : Assassam]

Je suis ton frère siamois muet, noyé dans l'encre de ta comédie

Tu pensais m'oublier, le doigt dans l’œil, trop profond comme Œdipe

Car quand tes doutes étaient en meute, c'était moi ta tête de loup

Coulée à la cire d'une chandelle sur un modèle de nous

Tantôt Atlas, le Monde riant sur ton dos blessé, oppressé

Par la noblesse en top-less et toutes ces daubes laissées

Entre mes traits, tu trouves encore un œil quand trop s'y ferment

Faut s'y faire et compter les moutons

Las comme Polyphème

A vagabonder dans ma noirceur avec un bon thé

Dans un miroir de Gray tous nos portraits ne font qu'abonder (ah bon des) hommes signent de leur sang dans mon livre d'or

Ils voient des formes dans mes craquelures, je ne vois qu'un sosie dans leurs glace

Étranglé par l'échine dans une tremblante ronde de glace

A l'encéphale épine

Et pris deux fleurs le long de l'axe

Soudain ta roche se délita puis, je t'ai soufflé la vie

Quand la glaise de mon enveloppe scellait tes soupirs comme des litanies


[Outro : Assassam]

Rorschach

Le temps du test est ce que tu m'restitues

Or, chaque nuits, sur un boulevard nous rêves titubes

On supporte tous la même peine sans être assis à la même tribune

On porte tous le même masque sans faire parti de la même tribu