Released on April 3, 2026

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[Paroles de "H23"]


[Couplet unique]

Imagine toi c'que s'rait la vie sans regrets

Imagine nous sourire à l'heure de la mort

J'sais même pas qui j'suis, tous les jours, j'en apprends un peu plus sur moi-même

L'IA est parfaite, en revanche, l'erreur est humaine

Ainsi soit-il, éphémère comme un stream ou poussiéreux comme un vinyle

J'vous ai vu grandir dans les halls, s'balader avec des shlass

Vendre de la drogue, prendre des sous, partager des valeurs bourgeoises

Myriam ou Françoise ? C'est pas moi qui vais crier leurs différences (différences)

Votre amitié est morte, toutes mes condoléances

C'est p't-être le dernier H, tâchons d'en faire un chef-d'œuvre

C'est justement parce qu'elles nous font souffrir que c'est des épreuves (épreuves)

Rendez-vous dans dix ans, là où l'vent nous mènera

Faudra faire l'bilan à la fin d'son quinquennat (bah ouais)

J'suis avec Athéna, elle m'dit qu'la paix lui manque

Le journal intime d'un Palestinien n'a rien à envier à celui d'Anne Frank

Si j'te r'vois en fermant les yeux, faites que j'devienne aveugle

Si j'deviens l'ami d'un oiseau, j'lui dirai d'me décrire le ciel

J'lui dirai qu'ici bas, les nuages sont pas les bienvenus

J'lui demanderai c'que ça fait d'être beaucoup plus proche de la Lune (de la Lune)

Paris est belle quand la nuit tombe au rythme des palpitations

Poètes et peintres sortent pour y trouver l'inspiration

Une étudiante de plus plongée dans ses livres

Un philosophe de plus qui s'demande tous les jours à quoi bon vivre ? (à quoi bon vivre ?)

À quoi bon s'aimer ? La fin est proche, demain, c'est loin

J't'ai regardé par la fenêtre, tu nourrissais la plume d'un écrivain

Des pétales dans un bain, j'ai du les voler chez l'fleuriste

Toujours ce p'tit air triste, incompris comme un autiste (comme un autiste)

Les yeux sur l'sablier, j'ai l'impression qu'il m'nargue

La tempête approche, espérons qu'elle laisse rien d'irrémédiable (irrémédiable)

Ils boivent mes paroles, j'leur ai dit d'pas s'étouffer

Une réflexion, c'est comme une poussette, elle va nulle part si elle est pas poussée

Une jeunesse matrixée par Top Boy, nous, c'était The Wire

On m'a dit : "Tu cherches quoi ?", j'ai pas su quoi dire à part : "Le bonheur"

Ils sont morts pour l'honneur ou p't-être le manque d'oseille

Cette nuit, j'ai rêvé qu'j'étais avec un marchand d'sommeil

La vérité blesse, elle sort d'la bouche des enfants

Du coup, va falloir qu'on évite les écoles maternelles

Aucun bonheur n'est complet, aucune tristesse n'est éternelle

Même Colgate pourrait rien changer, c'est du travail de longue haleine (de longue haleine)

Pour tout l'sang qui coule, toutes les larmes qu'on essuie

J'suis troublant comme un jumeau qui dit : "Va voir ailleurs si j'y suis" (si j'y suis)

Une pointe de poésie pour adoucir les cœurs

Pour mieux comprendre l'œuvre, intéresse-toi à la vie d'son auteur

Y a des oiseaux sur l'océan, au fond les requins guettent

J'ai rien à leur voler à part la vedette

Y a plus de nouvelles balances que les baskets

J'dormirai un peu mieux quand 6ix9ine se f'ra éclater la tête (la tête)

J'ai entendu qu'la Terre était plate, que des aliens arriveraient du futur

Qu'il faut sucer pour faire de l'audimat

J'ai aussi entendu qu'le rap était une sous-culture

J'ai bien reçu ta lettre, j'la lirai p't-être un jour

En attendant, j'les compte, si j't'ai blessé c'était avec amour (avec amour)

J'pense aux frères en promenade, qui tournent et tournent et tournent et tournent

Allons faire une balade sans jamais faire de demi-tour

On ira visiter les Sept Merveilles du monde

Un peu plus loin des hommes, plus proches de la colombe (la colombe)

On s'attache à c'qui fuit, à tout c'qui vagabonde

Un p'tit peu comme la neige, j'l'aime, mais j'sais qu'elle est vouée à fondre

La route est longue, plus les minutes passent et plus elles sont précieuses

La pièce a deux faces, l'une d'entre elles est vicieuse

Les iPhones sont chargés à bloc, bibliothèques sont poussiéreuses (poussiéreuses)

Vos regards se sont croisés par une belle soirée d'hiver (d'hiver)

S'en suit un rencard qui va durer l'temps d'une vie entière

Aucun d'entre nous l'est, seul le ciel en est témoin (en est témoin)

Tu retrouves en lui c'qui manque chez tous les autres êtres humains

Si un crime est commis, il s'ra d'nature passionnelle (passionnelle)

On donnerait tous cher pour la voir à travers tes prunelles

Chacune de ses absences sont similaires à un deuil

La chance de la voir sourire rend jaloux le trèfle à quatre feuilles

Nos espoirs sont chantés à l'aube, on s'ra muet au crépuscule

Quelques souvenirs étalés dans une pellicule

Que reste-t-il de tous les biens qu'on accumule ? (que reste-t-il ?)

Cette question-là m'trottait dans la tête en cellule

J'pensais finir la série, j'suis mort vers la deuxième saison

J'en ai eu marre de débattre avec toi donc j't'ai donné raison

Même avec Waze dans l'téléphone, j'suis conscient qu'y a que Dieu qui nous guide

Et si l'temps, c'est d'l'argent, alors on peut être fier de nos rides (bah ouais)

Tant qu'elle est pas vérifiée, j'me méfie d'la théorie

Ça peut partir en couilles comme deux athées au lit

La cause est noble, les moyens pour la faire avancer sont douteuses

On est parti d'en bas pour remonter en haut comme la porteuse

J'enrichis l'compte en banque et mon vocabulaire, les chimistes, l'uranium

Les rumeurs m'touchent pas comme un non-binaire à qui on dit : "T'es pas un homme"

J'ai suivi l'chemin, j'ai pas fini à Rome

En direct du mitard, j'en veux à celui qu'a écrit ces paroles (paroles)

Ils ont détruit Gaza, ils veulent en faire une station balnéaire

J'ai cherché un mot pour les définir dans l'dictionnaire

Une cicatrice de plus, prions pour qu'ce soit la dernière (la dernière)

Il est 5 heures du mat', j'sais pas c'que fout Morphée

Une reine sans couronne, un champion sans trophée

J'en ai p't-être trop fait, l'talent contenté d'étouffer

Tout l'bénéf' qu'on a bouffé, si j'avais su, j'l'aurai coffré (coffré)

De l'innocence au vice, du néant à la création des étoiles, l'univers, ses moindres détails

Pour tous les liens qu'on crée, ceux qu'on a perdu

À tous les êtres aimés, ces rires dont on n'se souvient plus

J'vous ai regardé vivre et j'l'ai gravé en moi

En prévision du jour, où vous n'serez plus là (plus là)

Les feuilles sont tombées, ont pris exemple sur la nuit

Les années sont passées trop vite, elles ont pris exemple sur la vie

J'suis au sommet d'mon art, on traine entre zonards

C'est quoi l'plus dangereux entre un barbu et un keuf avec une arme ? (hein)

J'ai une petite idée sur la réponse de la mère à Nahel (petite idée)

Si j'ai plus où dormir, j'irai loger chez Jawed (bah ouais)

Elle t'a largué comme les amarres, le cœur gelé comme les avoirs d'un Russe en France

J'me rends pas chez les keufs, j'me rends à l'évidence

Un temps d'latence, longtemps qu'j'attends c'fameux beau temps qui suit l'printemps

On s'bat quand même jusqu'à la mort, jusqu'à c'qu'y ait hémorragie

Jusqu'au dernier briquet qui allumera la dernière clope de Sanji

Tout va bien jusqu'ici, tout va bien quand le destin s'emmêle

Là où la raison nous interdit d'aller, le cœur nous emmène

J'ai demandé à la Lune, elle m'a dit : "Casse un tour"

J'viens d'là où l'arbre cache une forêt, où le hall peut cacher un four

Comment s'rait l'silence décrit par un sourd ?

L'horizon décrit par l'aveugle ? La folie décrite par un fou ? (par un fou)

À l'ombre de la vie, nous désirons pousser

Quand arrive minuit, le soleil se sent oublié

Le temps nous a légué quelques peines et des conseils

Qu'seule une âme naviguant sur une mer de sagesse peut écouter (peut écouter)

Avant qu'les promesses soient tenues

Qu'les sourires soient sincères, qu'les vents soient favorables (favorables)

Tâchons d'faire d'nos cœurs des mines remplies d'amour

Afin qu'nos plus belles histoires leur soient contées comme des fables