Sans filet

By Fhat.R

On Zoom

Released on December 14, 2018

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[Paroles de "Sans filet"]


[Intro]

Celle-là, c'est pour les miens

Les frères de longue date

M.O.N.F à la prod

2.0.1.8… (Bra!)


[Couplet unique]

Une boule de nerfs, rachitiquement parlant

Fume des joints, bois des bières si ça t’fait office de calmant

Ouf! Pousse un cri de soulagement si ça t’libère

Ça peut t’réchauffer l’esprit quand l’cœur est aussi froid qu’l’hiver

J’crache des flemmes et mes glaires ne sont pas banales

Chez les femmes ou chez les hommes: y’en a qui balnavent

Si t’en as marre des autres, vis dans les bois!

Moi, j’aime pas les physios stationnés devant les boîtes

Le mépris des policiers venus m’saouler dans mes déboires

Ou bien le sourire des huissiers quand ils viendront zoner chez moi

Un tas d’lères-ga qui traînent dans la cabeza

J’voulais faire sans ma peine, mais le bail est sale

J’ai une vision crade d’un tas d’échecs scolaires

De petits frères en marge ayant bien trop d’excès d’colère

Mais d’après ces connards, c’est naturel chez la jeunesse

D’avoir douleurs dans l’estomac et d’être tous les jours sur les nerfs

Rien qui les choque! Nos fins de mois sont difficiles à gérer

Mais bon, on fait avec aujourd’hui tant qu’on est pas ches-ri

A-t-on le droit de dire à quelqu’un qu’il n’est pas chez lui

Pour justifier les traces de ligatures sur ses deux chevilles?

La couleur, la religion… ce qui compte, c’est

À l’intérieur de soi-même donc méfions-nous des conseils

Manipulation télé… Franchement, ça urge!

J’en vois passer des vertes et des pas mûres

Des informations trempées dans du cyanure

Le peuple est traité tels des moutons de Panurge

Chouf! Le regard des mioches et dis-moi, que vois-tu:

Une jolie voiture ou une fille savamment dévêtue? (Hein!)

Rêvent d’une villa car l’appartement est vétuste

Le biff s’investit dans les paris sportifs ou l’traffic de stup’

J’avais des trucs à dire, mais j’ai perdu l’fil

C’est super hostile quand j’kick jusqu’à en avoir des vertiges

Tu sais, j’délire parfois et la joie m’embellit

Être en vie chaque soir, c’est qu’on est sévèrement béni

J’en ai vu partir loin d’ici, appelez à l’aide au large!

En ces temps difficiles, j’sais plus quoi faire pour rendre hommage

Alors j’m’égosille à tout va, sûrement pas pour la frime

Ça fait des piges que j’écris mes peines sans jamais parler fric

Le truc me colle H-24 au corps, j’y pense même quand j’dors

Et quand j’me réveille, j’ai des bouts d’phrases qui viennent prendre forme

J’fonctionne au feeling comme toujours, tu sais

Ceux qui m’connaissent savent, les autres préfèreront sucer

Parfois j’m’égare dans des pensées macabres

Ma tête sur une carabine, mais j’préfère tuer la cabine

Une référence au ciel, à ceux qu’on a dû mettre en terre

Aux potos partis tôt, un peu avant ou après la trentaine

Et ça m’triture le crâne; celle-là, c’est pour Guigui et Jam

Au plus profond d’mon âme: moi, j’vous oublierai jamais!

J’ai toujours vos numéros dans mon répertoire

D’en bas, j’vous vois briller mais trop filante est l’étoile

J’attends la prochaine lune, que la nuit soit claire en soi

Et dans tout ça, mon coeur fait de la balançoire

J’ai rimé tard, assumé mes torts

Longtemps parlé de c’que j’vois dehors dans un piteux état

Et ce n’est guère la fin d’un cycle ou bien le début d’un autre

Terre à terre, classique, père d’famille fier et fort

Tu sais, j’les aime à mourir, voire pire encore

Que l’amour vous envahisse, remplisse vos coeurs

On a plus qu’ça qui nous tient, la partie est perdue d’avance

Évidemment y’a ceux qui trichent et ne parlent que finances

On achète pas une vie; encore moins une âme, c’est sûr

Avec des sous, on ne soignera jamais les vraies blessures

Autant s’aimer, vivre, de bonheur ivre

Mais pour l’heure, j’plie bagage sans même me retourner…


[Outro]

À nos anciens

À nos familles

À tous ceux qu’on a pu croiser

Tous ceux qu’on a côtoyés

De près ou d’loin

La vie, c’est faire des rencontres

On sait jamais de quoi est fait demain...