Released on April 4, 2006

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[Couplet 1]

Introverti, suicidaire, réfléchi et solitaire, je narre un cœur austère

Où seules la peine et la rancœur le lui ont été solidaires

En effet, inhibé par nature on m’a dit immature

Mais dans les faits, c’est l’émotion et les mots qui saturent

Ma vie a des ratures, enrayé puis rayé par l’échec d’une relation

Mais j’reste allié à la droiture sans délégation

Aliéné par la passion, j’évolue sans compassion

Envers mon armature, moi, mes joies et mes lois

Donc les mois laissent en émoi toutes ces blessures non révolues

Rien n’est résolu, j’reste isolé dans la césure

Comme à ces heures où l’affection demeure mon mausolée

Dans sa camisole la réflexion m’a désolé

J’ai vu l’amour comme une fiction malgré mes convictions

Au gré de ma diction, je dévoile mes sentiments

J’enlève le voile intimement avant de voir la mort m’étreindre

Prendre les devants sans craindre le moindre remords

Frise l’inconcevable, car ma crise est stable

Établie et fiable dans l’âme, elle est comme un mal recevable

Attitude anormale, grise et incomprise

Quand une brise de lassitude sur une braise de solitude

Attise la flamme de l’habitude si loin de la béatitude


[Refrain x2]

Le faciès fermé, j’reste enfermé dans mes peines

Les yeux cernés, gouverné par tant d’amour et de haine

La voix est une vertu quand la vie nous pervertit

Donc pour elle je m’évertue car je reste introverti


[Couplet 2]

Timide, vexé, acide et complexé

J’ai accès à l’homicide car trop lucide dans l’excès

Le front et l’œil humides, j’ai pas fait le deuil de l’affront

Mais nul n’est parfait car espoir et mépris s’annulent

Mes mots sont une victoire, ma parole : un exutoire

Et face aux maux de mon esprit, c’est un art oratoire

Une part de mon histoire sans carapace ni rempart

Et d’autre part, une impasse à l’humour de part en part

J’ai pas l’humeur glamour qui plaît à la plupart

Mais la stupeur de l’amour pour des plaies qui font plus peur

La distance est immense entre mon cœur et la confiance

Lorsque mon existence et vos regards se fiancent

Cette méfiance à mon égard, purement une illusion

Non, sûrement une allusion aux lésions d’une liaison

À ces visions amères, ternes et sans couleur

Comme une colère éphémère qui consterne ma douleur

Pour l’heure, le cœur encore empreint de cette époque

Demeure en plein dans l’équivoque quand j’évoque mon devenir

Au-delà du passé, c’est mes souvenirs que j’invoque

Lorsque dépassé par ma joie, la voix trépassait

La parole me délaisse, l’insolence laisse acerbe

Le silence est une violence qui blesse plus que le verbe


[Refrain x2]

Le faciès fermé, j’reste enfermé dans mes peines

Les yeux cernés, gouvernés par tant d’amour et de haine

La voix est une vertu quand la vie nous pervertit

Donc pour elle je m’évertue car je reste introverti