Le sourire de Kitano

By Fayçal

On L’or du commun

Released on June 10, 2013

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[Couplet 1]

Quelques bâtiments jaunâtre, orange, me revois y venir

Étrange comme durent les souvenirs, les sentiments derrière du plâtre

L’embranchement d’un boulevard, premier pour être juste

Franchement peu bavard mais n’ai rien renié dans mon buste

Un vieux poste étiolé crachait Les Armes miraculeuses

Froid dans ton Lacoste violet, l’âme cachée dans une nébuleuse

Derrière nos parois, la même gamberge à nos chevets

Comme un frère de désarroi quand la parano m’achevait

Sur les sièges de Bordeaux 3, on causait de caisses claires

Le soir, posait en coup d’éclair, l’espoir : un piège que l’on s’octroie

Le dernier bus de nuit sans façon me déprimait

Mais sur tes sons moi j’ai rimé bien plus que pour ruiner l’ennui

Et n’ai rien entériné, ni cuivre, ni contrebasse

Ni tes livres sur la table basse que j’ouvrais pour mieux ruminer

Mes oraisons instables, parfois elles culminaient

Parfois détestables lorsque la raison fulminait

Et sont nées les premières maquettes en collaboration

Loin des prières de ceux en quête d’ovations ou de rotation

Élaboration de sujets, toi à la production

Une coloration au projet, moi métrique dans l’élocution

Une ferveur indispensable électrique nous rassemblait

Puis sa saveur j’ai ensablé et en parler semblait impensable

Comme il est impossible que dans ces vers je mente

Je me remémore impassible comme mort devant mon verre de menthe

Quelques remords, pas de regret, le futur c’est des soustractions

J’entretiens mon pédigrée ratures quand tous font des tractions

J’entends déjà « il se repent », juste un temps que j’ai repeint

Entre le sang et le pain, j’attends sans faim l’âme en suspens

Le parfum d’un 31 martèle mes confessions

Il m’a longtemps hanté en vain dans une chapelle de réflexion

Certains vont nourrir les non-dits, je me rappelle de tes pianos

De cette mortelle mélodie dans le sourire de Kitano

[Phases scratchées] :

"Sur la route de la perdition...c’est des secrets que l’on confesse"

"Les débris affectifs...ravissent les constellations"

Paroles rédigées et expliquées par Rap Genius France