Released on November 19, 2009

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[Couplet 1]

Le temps et les racines de toute évidence nous unissent

Quand les providences punissent et au final assassinent

Nos rêves : ils les calcinent pour qu’ils finissent au tribunal

Sans trêve, ils nous fascinent, parlent marginal

Ici les nouvelles sont brèves, les garnements pomment leur candeur

Comme prophétie, les promesses d’un gouvernement sans grandeur

La messe est dite mais on le révèle rarement

Aux kermesses les mômes méditent à l’âge de l’égarement

Décalage entre nos vies et ta détention

Nous on se taille pour un collage et des avis naissent des tensions

Dans les moindres détails, je vois la coupe de Sivrac

Nous revois geindre nos entrailles, tout est en vrac

Et au bout nos rires qui éclatent, écoute les par ta fenêtre

Ton sourire écarlate conserve le pour renaitre

Qu’il serve ta conscience pour esquiver les rapaces

Car la conscience, la méfiance et le qui-vive sont carapaces

J’ai vu Samir à l’anniversaire de Paulo

Nos adversaires même en solo sont toujours en vue dans la mire

Mes rimes sont amères mais qu’elles renforcent toute ta rage

Nos déprimes ne sont qu’éphémères, on t’envoie force et courage


[ Refrain x2]

Dans la pénombre et le brouillard, vos images scintillent

A l’ombre, en cage, deux débrouillards, loin des hommages de pacotilles

Le rêve, la guigne, les anecdotes, ma rime a fait le tri

Ces brèves lignes, cet antidote, c’est pour Karim et Dimitri


[Couplet 2]

En ces journées d’Automne où la grisaille tue encore

Je sais que le décor où tuent ces journées monotones

Parfois le corps se détient, le cœur est blessé par le sort

Par les mots de soutien qu’ont laissé ta sœur et consorts

Ma prose est complaisante, les tiens gardent la foi

Nous même morose on plaisante, on te regarde comme autrefois

Et en fait, quand l’émotion domine, tous néophytes

Nos passions deviennent prophète, actrices de nos mines déconfites

La mienne est en graphite, matrice de mes notions

Descriptif de nos métrages, de nos questions sans solution

Perception cruelle, séparer, mon lot se construit

On marche dans nos ruelles carrément en marge d’autrui

Entre les envies de ceux qui crachent, de ceux qui font

Et de ceux qui lors d’une vie s’arrachent et puis se refont

Insensé pour un tel, homme pour ta femme et ta mère

Personne n’est immortel et dites aux infâmes, aux commères

Qu’une distance sépare mais des moments nous rapprochent

Est-ce par les reproches des proches qu’une existence se répare ?

Qu’importe, au loin on te supporte sans détour

Nos mains seront sur nos portes, sur l'aorte à ton retour


[Refrain x2]