Released on February 2, 2014

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[Paroles de "Voyous" ft. Georgio]


[Couplet 1 : Quentin Postel]

Barre-toi !

Casse-toi j't'ai dit ! Qu'est-ce qu'il t'faut d'plus ? T'en as pas vu assez ?

Et arrête de m'regarder comme ça, t'as rien écouté ? T'as rien compris ?

Comment j'dois te l'dire pour que ça imprime ?

Écoute, pauvre conne

J'suis pas quelqu'un d'bien, j'suis pas une belle personne

J'suis une sale bête, une bouteille de gaz dans une cheminée

Et j'vais finir par te sauter au visage si tu t'approches trop

Comme ça a fait avec les autres

Mais tu sais pas d'quoi tu parles

J'ai essayé, ça sert à rien, on change pas, on change jamais

Et quand bien même de toute façon ici y a pas d'deuxième chance

On efface pas les ardoises

Me dit pas qu't'es pas au courant, qu't'as pas vu

C'est imprimé partout

Dans les journaux, sur les écrans, dans l'regard des gens

C'est même écrit en grand sur les immeubles, la nuit

Quand les gens biens comme toi sont endormis

C'est marqué en rouge

Tu nais comme ça, tu vis comme ça, tu canes comme ça

Seul à poil face à ton r'flet avec ton dégoût d'toi-même, ta culpabilité

Et ton désespoir comme seul témoin

Non, crois-moi, tu veux vraiment pas qu'j'aille plus loin

Parce qu'au mieux ça t’empêchera d'dormir

Et au pire, ça t'donnera envie d'me cracher à la gueule

Alors avant qu'j'me transforme encore une fois, pars en courant

Fuis-moi comme le choléra


[Refrain : Quentin Postel]

Non, j'ai braqué personne, planté personne, buté personne

Mais j'suis un voyou, c'est comme ça qu'on dit tout simplement

J'ai fait des choses que j'regrette suffisamment

Suffisamment pour y penser tout l'temps

J'pourrais t'donner un million d'bonnes raisons

Pour qu'on m'attrape, qu'on m'casse les g'noux et qu'on m'cloue au pilori

Et si un jour on vient m'chercher, j'résisterai pas

J'sortirai les mains sur la tête sans faire d'ennui

Mais avant qu'ça arrive, j'voudrais qu'tu saches que j'ai compris

Que j'passe mes nuits entre cachetons et insomnies

Et que j'vais m'battre pour reconstruire un apprenti repenti et tant pis

Si ça m'prend toute une vie


[Couplet 2 : Quentin Postel]

Pardon ?

Que j'parle un peu moins fort ? Ah, on vous dérange en fait, merde

Et ben, si on t'dérange, tu t'casses ou sinon tu fermes ta gueule, tu regardes ton assiette

Et tu nous fous la paix cinq minutes, le temps qu'j'termine, tu peux faire ça ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Ça t'gêne qu'on t'croise comme ça d'vant tout l'monde ? Ben ouais, c'est chiant ! J'comprends, mon gars

Mais dis-toi qu't'as d'la chance, toi

Toi, t'es né bien comme il faut, t'es solide, t'es cohérent, tu mets personne mal à l'aise dans les restaurants

Tu dors bien sur tes deux oreilles, t'es un bon petit Français, t'es beau, t'es bien

Comme un magazine de déco, comme une maison témoin

Ça t'arrive pas ces choses là, hein ?

Tu vois absolument pas d'quoi j'parle ?

Et ben, ouvre pas trop la porte de ton placard alors, tu pourrais être surpris

Ça va t'faire tout drôle le soir où les choses que tu pensais avoir enfoui

Te f'ront savoir qu'en fait

Elles étaient là, juste là, planquées sous l'tapis

Elles sortent une main puis t'plante une seringue dans l'pied avant d'disparaître

Et alors là

Ça t'prend à la gorge comme des odeurs d’ammoniaque

Ça t'colle des sueurs froides

T'as les dents qui claquent

Mais non, j'me calme pas !

J'me calme pas, il sait pas c'que c'est lui !

Il sait pas c'que c'est, d'être un crevard, d'être mal mfoutu, d'être une crasse, un pantin

D'être le terrain où l'bien et l'mal s'affrontent

Il sait pas c'que c'est !


[Refrain : Quentin Postel]

Non, j'ai braqué personne, planté personne, buté personne

Mais j'suis un voyou, c'est comme ça qu'on dit tout simplement

J'ai fait des choses que j'regrette suffisamment

Suffisamment pour y penser tout l'temps

J'pourrais t'donner un million d'bonnes raisons

Pour qu'on m'attrape, qu'on m'casse les g'noux et qu'on m'cloue au pilori

Et si un jour on vient m'chercher, j'résisterai pas

J'sortirai les mains sur la tête sans faire d'ennui

Mais avant qu'ça arrive, j'voudrais qu'tu saches que j'ai compris

Que j'passe mes nuits entre cachetons et insomnies

Et que j'vais m'battre pour reconstruire un apprenti repenti et tant pis

Si ça m'prend toute une vie


[Interlude : Quentin Postel]

Comment est-ce que tu peux penser qu'tu tiens à moi si moi-même, j'y tiens pas ?

Pourquoi tu dis qu'tu m'aimes alors que moi-même, j'me déteste ?

Pourquoi t'es là ? Pourquoi tu restes ?

Comment est-ce que tu peux penser qu'tu tiens à moi si moi-même, j'y tiens pas ?

Pourquoi tu dis qu'tu m'aimes alors que moi-même, j'me déteste ?

Pourquoi t'es là ? Pourquoi tu restes ?


[Couplet 3 : Quentin Postel]

Non, pas ce soir

Pas ce soir, laisse-moi, s'il te plait

Non, j'veux pas y aller, j'veux pas rentrer, j'veux pas dormir

Mais surtout non, j'veux pas parler

Ce soir j'veux juste hurler

J'ai besoin d'ouvrir les vannes, tu comprends, de tout lâcher

Comme un puceau qui ment

De hurler mes mots pesants

Avec ma voix d'adolescent qui a jamais mué

De hurler ma peur de l'abandon, ma r'cherche frénétique d'attention

Mon besoin d'reconnaissance en permanence comme un chien des caresses

Mes tentatives désespérées d'me faire passer pour un mec que j'suis pas

Et que j'serai probablement jamais

De hurler mon absence de courage, ma cruauté, ma politesse maladive

Mon optimisme débile, mon zèle dangereux, mes réflexes à la con

Mes accès d'colère, ma culpabilité bidon, ma sexualité en vrac et mes fantasmes tordus

De hurler ma peur panique des autres

Ma mesquinerie sournoise, mes regrets, mes erreurs, mes névroses, mes obsessions, mes méta-obsessions

Ma phobie de la douleur, de la perte, du suicide, de la dépression


[Couplet 4 : Georgio]

Une tête de déporté

Dans ma bouche comme un goût d'sang et des murs sales autour de moi

J'ai l'impression d'être en HP

J'me fais cogner par mes r'grets, ma

Santé mentale me fait des doigts, il faut qu'je sorte de dégrisement

Que j'récupère ma vie d'avant

Mais à quoi bon prendre un ticket

Si c'est pour s'faire crosser par des connards sans âme et sans valeurs ? À quoi bon s'forcer à tricher ?

J'appréhende le

« Encore toi ! » d'ma mère et l'regard effrayé d'mon frère

Y aura personne pour m'épauler

À part l'sourire de l'épicier, lui acheter deux, trois bières

Avant d'passer la nuit dehors

Avec haine rage et remords et t'inquiète pas qu'j'perds pas l'Nord

Même si l'autre crie partout

Que j'vaux pas mieux qu'un voyou

Elle a r'ssorti les vieux dossiers, rien à foutre

Que j'lui répète qu'elle sait pas tout

J'te parle pas d'ceux

Qui font pas mieux, ceux pour qui ça fait longtemps qu'mon nom est d'venu tabou

Et quand j'suis là, ils font semblant

Alors qu'en vrai, ils rêveraient d'me tordre le cou

Faut dire qu'les mensonges n'ont pas arrangé l'coup

Les langues de putes

En ont fait tout autant

C'est jamais tout l'temps noir ni tout l'temps blanc

Malgré ça, même si j'suis dépassé, que j'dors plus

J'essaie de tirer d'nouveaux plans, de quoi m'refaire

De prendre de l'air, de l'altitude, trouver une fille bien et sortir de ma brume

Peu importe c'que tu m'opposes

J'ferai mes armes tout seul

J'veux qu'on m'parle bien et qu'on m'estime pour c'que j'suis

Éviter à tout prix ce modèle de défaite qu'on m'a prescrit car quoi d'pire que c'putain d'trio

Métro-boulot-dodo ?

Quand t'as d'jà pensé à la fin mais t'acceptes pas

De voir le monde tourner sans toi

Même si parfois

Tu sais très bien qu't'en es pas très loin

Y a pas d'saints ici-bas, nan, juste des mecs comme toi et moi

Qui veulent tromper l'Tout-Puissant sous des apparences de vauriens vraiment pas séduisants, on fait quoi ?

On crame chaque jour comme des condamnés

Parce qu'on a tous peur du Jugement dernier

[Refrain : Quentin Postel & Georgio]

Non, j'ai braqué personne, planté personne, buté personne

Mais j'suis un voyou, c'est comme ça qu'on dit tout simplement

J'ai fait des choses que j'regrette suffisamment

Suffisamment pour y penser tout l'temps

J'pourrais t'donner un million d'bonnes raisons

Pour qu'on m'attrape, qu'on m'casse les g'noux et qu'on m'cloue au pilori

Et si un jour on vient m'chercher, j'résisterai pas

J'sortirai les mains sur la tête sans faire d'ennui

Mais avant qu'ça arrive, j'voudrais qu'tu saches que j'ai compris

Que j'passe mes nuits entre cachetons et insomnies

Et que j'vais m'battre pour reconstruire un apprenti repenti et tant pis

Si ça m'prend toute une vie