Released on March 24, 2021

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[Couplet unique]

Bien loin de l’époque des rêves et des « vite signez-moi »

Maintenant je sais qu’je saigne et je me sens bien que dans une salle vide de cinéma

J’aime pas l’succès mais en même temps, j’aime pas sucer

Si tu savais pas, maintenant tu sais

Je suis dans l’espace sans la fusée

J’suis sur l’Niken, le ciel est gris

J’veux tout niquer, mais quel est lе prix ?

Pour sortir, elle se dit : « Quеl sac ? »

Moi, j’me dis : « Quelle arme ? Quel étui ? »

Une nuit, le bateau dériva

J’suis comme un trône sans héritier

Comme un noir en série A

J’suis comme un héros d’série B

La vérité

Et on va mourir dignement si on est pris d’assaut

Évidemment, t’es Gennaro, j’suis Ciro Di Marzio

On a jobé par tous les temps

Alors mes frères, écoutez-moi

Ils te sourient quand tout est blanc

Ils te trahissent quand tout est noir

J’étais heureux, petit garçon sans palper

Aujourd’hui, j’suis un Boeing

J’me sens comme un avion en papier

Y a plus de couleurs dans mon ciel et j’me suis pris dans mon piège

Le regard vide, je vois le monde enfoncé dans mon siège

J’parlais en jour

Maintenant je parle en soir, en mal en soit

En chromes, en dettes, en bif, en temps, des ienclis sur les balançoires

Et quand je me réveille, je me demande encore où je vis

Et puis je me rappelle que j’avais un pompe scotché sous le lit

À ce qu’il paraît, quand j’dors, je parle, alors sûrement je parle en tonnes

Et mes fantômes me conseillent de braquer Place Vendôme

Si j’pouvais, je préférerais poser mon cul sur le banc dans une fac

Mais j’ai vu mon avenir à travers du sang dans une flaque

Et j’ai la flemme, mais crois-moi, je voulais m’élever

La musique, j’pense à elle, mais le texte s’écrit sous mes feux LED

Et on vivra nos putains de vies d’artistes séparément

Pour moi c’est pareil, mais ils parlent d’être vrais, mais ne le sont pas vraiment

Tu connais rien, mais rien que tu parles

Mais moi, je comprendrais si tu t’barres

On va toujours trop loin pour ceux qui vont nulle part

À part se fermer les portes, je me demande ce qu’a fait notre âge

Et on va tous rentrer au port juste après avoir fait naufrage

Et me parle pas comme si j’avais raison, parce que j’en sais rien

Tout ce que je sais, c’est que le temps passe vite comme les saisons, et que j’en fais rien

Et dans l’équipe, plus d’dix tarés, alors tu rappes et l’envie disparaît

Combien de fils de pute ?

Combien d’entre eux se disent carrés ?

Et en hiver, on t’laisse cailler, des rêves dans des cahiers

Des « gribouillis », des textes écrits endormi dans les escaliers

Je les connais trop, donc je préfère m’abstenir de les côtoyer

Mais je m’en veux au fond, car j’ai vu trop tard ici qu’on s’noyait

Alors j’te regarde quand tu danses et t’écoute quand tu penses

Mais je n’transporte que des putains d’mauvaises nouvelles comme ambulance

En regardant mon temps de vie expirer, et puis, au fil du temps, plus une visite

Je m’entends respirer, j’ai construit des murs invisibles

Mais frère, tu mens ?

On s’aimera éperdument ?

Mais tu vois rien, à part du vent ?

Et au final, t’es perdu, nan ?

Au fil des ans, des envies d’ailleurs

L’argent se blanchit

Que des bailleurs et des brailleurs

Poto, j’suis The Wire et Banshee