[Couplet 1 : LeeroY Kesiah]
Tout devient fade, son esprit néfaste divague
Son espace vital se réduit sous l'poids des années qui passent
Ne lui parle pas trop de ses missions de guerre en Irak
Tous leurs produits miracles, rien à battre du qu'en dira-t-on
Ne lui demande pas d'aller voter Chirac, il craque face à tant de haine
Deux-trois packs d'Heineken pour noyer je ne sais trop quelle peine
Difficile à croire qu'elle l'aime, idem pour tout ce fucking système
Qui le traîne dans la boue chaque jour lorsque tous les éléments se déchaînent
C'en est trop, sa vie de merde va lui faire montrer les crocs
Un dingue chez les pros peut se faire sauter jusque dans le métro
Pas d'pause, son boss lui parle trop mal à la moindre petite faute
La moindre petite chose déclenche un cyclone qu'il gère à faible dose
Il aimerait tout envoyer valser, ses erreurs du passé
Tous ces gens qu'ont jacté malgré tout ce qu'il a fait pour ces empaffés
Il en a assez, il aimerait reconstruire mais tout est cassé
Tout est gâché, peut-être est-il repassé pour tout effacer
[Couplet 2 : Specta]
Yo, plus qu'une balle dans le chargeur
Fuck dans le quart d'heure, les Booking Ghost pour les amateurs
C'est de l'art, c'est des cadavres, que quelques minutes pour le dark
C'est le danger plongé dans le mensonge et je ne veux m'avouer, yo, que je suis dingue
Dévoué à la saleté, le sang et la croix
J'ai froid, rendez-moi cette chaleur qui me revient de droit, yo
Je suis dingue ou sont-ils tous dingues ?
Je tue pour le bien-être de tous, face aux mécréants, je resterais de glace et de douille
Tous pour le seigneur, sache que le seigneur nous regarde tous, tu doutes ?
Je viendrais dans ton gouffre tuer ton épouse en pleine partouze, même caché sous ta soute
Je n'ai plus rien, rien, rien, plus d'argent, plus de vivres, plus de famille
Le système m'a pourri, évacuez-vous tous de mon esprit
Je blâme le pacifiste, le prêtre triste se risquant
Pendant dix ans à pardonner en lui disant, yo, que les brigands changent
Même la main bénie par Jésus-Christ peut s'affirmer pire que le diable
Qui prie pour que je tire, yo, et me pousse au crime
Je reste droit, droit dans ma pièce froide, le doigt sur la gâchette
Croire que le pire, c'est d'y croire, d'ailleurs je n'ai plus le choix