Released on January 1, 2009

Thumbnail

[Couplet 1: JeanJass]

Écoute, la haine me rend fort, mes peines me renforcent

L’Exodarap encore voit la vie sous l’écorce

La route est longue, la vie est courte

Je chante l’espoir en trombe mais l’avenir est sourd

Je guette l’instant de vérité, j’attends mon heure

Mon moteur, c’est le doute, j’ai évité vos leurres

J’ai hérité la plume, elle a perdu sa douceur

J’attends que le calme étouffe les cris de douleur

J’attends que les couleurs se mélangent qu’on essuie le sang

Qu’on dise de mon son qu’il a une âme et un sens

J’attends… mais trop souvent en vain

J’ai longtemps cru que l’or m’arriverait en main

Être heureux, c’est être dangereux, courageux

Faut-il inspirer la crainte pour être aimé au mieux ?

Mais quel paradoxe !

J’attends l’paradis

Mec j’ai pas la forme, mes peurs me paralysent

[Scratch : DJ Eskondo]x2

Je me dis que faut que je tue le temps

Mais c’est le temps qui me tue


[Couplet 2: Thibaut]

J’attends patiemment que le ciel s’éclaircisse

Que la lune apparaisse pour vous crier mes lapsus

J’attends dangereusement que la paix vous assassine

Vous les dirigeants du monde pour le respect de nos racines

Mais imaginons que les rôles s’inversent

Que demain soit notre, que le pouvoir se renverse

Qu’on les oblige à se mettre à genoux (à genoux)

Devant le peuple cette horde de loups

J’attends que l’être humain prenne conscience du danger

Qu’ils sachent que les ténèbres sont prêtes à se venger

Ils en oublient, l’évangile est notre histoire

Ils se contentent du reflet de leur miroir

Mais si la mort, elle, t’importe peu

Passe les frontières et tourne-toi vers eux

Tu comprendras le confort de ta vie

La misère d’autrui dû aux actes établis

[Scratch : DJ Eskondo]x2

Je me dis que faut que je tue le temps

Mais c’est le temps qui me tue


[Couplet 3: Raph]

Écarte-toi car écartelé, j’ai le diable au corps

Pas d’Esprit Saint dans l’enfer du décor

J’ai les cornes et ma haine est bien trop fidèle

Affilié aux flammes, moi le fan des décibels

La colère, la peau rouge, la couleur du malin

Tout aura brûlé demain matin

Tels les Amérindiens, on communique par le feu

Mais des signaux de fumées, ils ne voient que du feu

Je crache mes poumons, ma gorge une cheminée

Cœur de charbon bien trop déterminé à tout cramer

Si je ne peux rien changer

Pour manger ils veulent qu’on s’vende

Mais j’suis revenu me venger

Je n’attends rien de leur part, mon destin en main

Je prends mon départ

On attend plus avant d’agir c’est certain

On a l’intelligence d’éviter le malin

[Scratch : DJ Eskondo]x2

Je me dis que faut que je tue le temps

Mais c’est le temps qui me tue