Mémoire

By Eraz

On PRODROME

Released on June 21, 2024

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(1er Couplet)

Mémoire dans une flaque de sang, glock sur la tempe

L’espoir s’enfuit avec le temps, encore dans l’attente

Perdu je m’isole seul avec la haine dans les veines, suicidaire jusqu’au fond de l’épiderme

Vécu instable je me perd dans mes peines, pré-pubert j’écris déjà le requiem

J’ai sué la nuit et dormi le jour, n’y a pas que l’ennui qui me fais monter dans les tours

Gymkhanas j’arrive déterre en hélicoptère, viens par-là fait pas tâche sur la moquette

Je balance ma haine ça fait des roquettes, comme le joker je contrôle mal ce qui me traverse

Je suis emprisonné dans une sphère

Je me dois de canaliser mes nerfs

(Refrain)

Mémoire dans le tréfonds de mon âme, c’est plus qu’une lame qui détruit mon crâne

Mémoire dans le fond d’une larme, c’est les souvenirs qui filent comme une balle

Mémoire dans le tréfonds de mon âme, c’est plus qu’une lame qui détruit mon crâne

Mémoire dans le fond d’une larme, c’est les souvenirs qui filent comme une balle

(Pont)

Tension oculaire, à cause de la haine qui me traverse

(2ème Couplet)

Warzone toute la journée, flex dans le tchat quand j’ai gagné

Flow enflammé texte fuse au fond du cahier

Je suis comme 2zer après une carotte, mon caractère ne fréquente pas des salopes

Au fond gentil, enfant on se perd dans la vengeance

De raison, d’outil, d’encre je me suis armée je cède à la violence

Le poids des mots je l’ai appris avec les pleures de ma mère

Soucis, argent, santé un bon cocktail amer

Je grandi entre villa et piscine, de l’autre côté du pont je n’aurais pas eu la même vie

Au final c’est la même vie, dans leur regard je serais toujours un nuisible

Porter des parpaings couleur anthracite, on est bien loin du costar

Dormi sur une planche comme un parasite, papi est pas une Rockstar

Livre dans la main droite, Wakizashi dans la main gauche

Une tyrannie sur nos politiques, pour les voir se Jumonji-Giri sur l’avenue Foch

Vivre pour les exploits, euthanasie pour t’faire les poches

L’hémorragie s’étend, certaines nouvelles causes des électrochocs

Auparavant j’aurais fait la victime souris à la fille

Maintenant je nourris mon spleen tard dans la ville

J’ai goûté à la solitude, vu des parachutes qui brille en haute altitude

(Refrain)

Mémoire dans le tréfonds de mon âme, c’est plus qu’une lame qui détruit mon crâne

Mémoire dans le fond d’une larme, c’est les souvenirs qui filent comme une balle

(3ème Couplet)

Entre rage, tristesse, joie, tôt j’ai perdu la foi dans la flaque

Outrage, vitesse, loi, faut se battre dans la rue pour récup’ les plaques

Vécu charger, j’ai passé deux années à vivre sur des dommages et intérêts

Découragé, criblé de plaies fallait survivre quittes à finir interner

La douleur n’a fait que se rependre, mon cœur plus qu’un tas de cendre

Flow empli de spleen sur toutes les fréquences

Ne joue pas les victimes n’y a pas de récompense

Les veines bien dures ça réduit les drames, évite les piqûres avant qu’sa termine en larmes

La haine est bien mûre ça détruit notre âme, mets ton armure avant d’finir dans les flammes

Des jeunes ce but pour le capital et la cité, petit de huit ans s’est mis à jobber

Ma mémoire on là enterrée dans mon jardin d’enfant

Putain la gloire c’est absenté ça fait tarpin longtemps

Visage terni, asservi par la vie je fais des crises d’angoisses

J’écoute l’insomnie, cette douce symphonie chaque nuit qui m’enlace

Sous sédatifs encore un pétard, stoïque et magique comme une œuvre d’art

Chance de ne pas avoir connu le 600 coup slave

Un peu moins pour l’enfant soldat, qui devient esclave

Capsule de cyanure comme un Ruskov qui s’envoie en l’air

Particule d’espoir dans la discorde