Paraît qu'vaut mieux être seul que mal accompagné

Ciao la compagnie, j'couche le mal dans son panier

On peut pas nier que j'suis pas née sur la même planète

Tout ça c'est pas net, j'écris pour rallier mes dix mille facettes

Et c'est facile de dire que l'enfer c'est les autres

Que l'envers du décor se ravie de refermer les portes

Moi je vacille, je joue le fou sur le damier

Et je troquerais ma vie pour voir des rimes sur un bout de papier

Je tenterais sans cesse de brandir ce drapeau blanc

Mais qui osera relever la tête pour démenteler vos plans ?

Moi je vis rouge sang, et j'me dis tout le temps

Qu'il y a un coeur sous cette poitrine, même si il fout le camp

Alors qui est la foule, qui est l'individu ?

Qui est l'bourreau et sa potence, qui saura boire le verre du ciguë ?

Ca devient si dur qu'on sait même plus quel est l'poids du fardeau

On est tous un peu capitaine d'un bateau sans matelot

Et s'en est trop parfois, c'est pour ça qu'on s'enferme

On trouve la foi dans l'creux du ciel ou alors on s'enterre

On se sent fier de voir les choses au bord du précipice

Ne t'en vas pas si vite, regarde la faille, elle est notre édifice

C'est ce qu'ils disent, tu sais, jusqu'ici tout va bien

Aime ton prochain mais ne fais pas confiance à ton voisin

Et ça t'angoisse, hein, d'aimer demain les bras croiser

De regarder la télé et d'se coucher dans des draps froissés

On ne fait qu'aboyer, colle à l'actu comme des sangsues

Parait que l'homme a des vertues, en es tu vraiment sûr ?

Et sommes nous vraiment purs l'esprit dans la consommation

Avec des billets épargnés comme seul lot de consolation ?

On change d'époque, mode glock, on perd le fil je crois

Qu'on est plus à l'école, ici les fautes ne se corrigent pas

On prend les potes pour des frères, les frères pour des putains

Tu crois savoir où tu vas, mais tu sais même plus d'où tu viens


[Refrain]

On sent toujours le vice qui prolifère

Faut s'y faire et finalement je fuis souvent tous ceux qui vocifèrent

Je cultive ce genre de folie terne, et

C'est avec le sourire que l'on s'habille pour vivre en solitaire